Résumés 17 Mars

 

FRaux

Dr Frédéric RAUX

Docteur en Chirurgie dentaire Ancien Assistant Hospitalo Universitaire en Prothèses CES de Biomatériaux DEA de Génie Biologie & Médical, Spécialité Biomatériaux Diplôme Universitaire d'Expertise & Droit Médical Président de l’Académie de Dentisterie Adhésive (ADDA IdF)

 

Stephane-Browet

Dr Stéphane BROWET

 restaurations composites postérieures par stratification

 

Les restaurations composites  postérieures restent à ce jour un challenge dans notre pratique quotidienne.
Le nombre croissant de matériaux à disposition sur le marché ne rend pas les choses plus aisées.  Les ambitions et demandes des patients changent et leurs critères deviennent toujours plus difficiles à atteindre.
Quel protocole devrions-nous suivre?  - Comment développer la  forme et la fonction? - quelle est l'importance de l'isolation? - Comment utiliser une matrice de façon optimale? 
Une approche étape par étape que l'on pourrait standardiser existe-t-elle réellement? - Economiquement  possible ?

 

 

 

        tom et Oli

 

Dr Thomas SASTRE        Dr Olivier ETIENNE,

Conception classique ou numérique de la fonction occlusale ?

Les outils numériques prennent une place grandissante dans notre activité odontologique. Ils offrent de nouvelles perspectives dans la prise en charge de nos patients, que ce soit pour de petites restaurations comme pour des réhabilitations totales telles que celles nécessaires dans les traitements de l’usure. Dans les deux cas, la conception de la pièce prothétique impose une étape de gestion de la morphologie occlusale.

En dentisterie « analogique », le recours à un enregistrement des arcades et à leur positionnement dans l’espace est une étape indispensable. Associée ou non à un projet esthétique virtuel, elle permet l’élaboration du wax-up dans les meilleures conditions. Celui-ci est ensuite exploité sous la forme d’un masque complet en résine temporaire (full-mock-up) ou de masques sectoriels en résine composite chauffée. L’option retenue est en partie dépendante du délai de temporisation souhaité, plus court dans le premier cas, plus long dans le second.

En dentisterie numérique, la morphologie restaurée est généralement proposée par le logiciel, mais peut ensuite être modifiée par le prothésiste ou le praticien. En ce sens, l’apparition d’outils comme les articulateurs virtuels, au sein des logiciels de conception par ordinateur (CAO), constitue une approche plus ambitieuse encore.

Cette conférence a pour objectif de mettre en avant les moyens actuels à notre disposition pour concevoir l’occlusion de nos restaurations prothétiques. Pour cela, les conférenciers s’appuieront sur des exemples cliniques illustrant l’approche conventionnelle et l’approche numérique, en argumentant les avantages et inconvénients actuels de chaque option.

 

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Dr Jean François LASSERRE

Dr Jean François LASSERRE

ALTÉRATIONS TISSULAIRES DES DENTS ANTÉRIEURES : pourquoi, quand et comment augmenter la DVO?  

 

La Dimension verticale d’occlusion (DVO) est la hauteur de l’étage inférieur de la face mesurée entre deux repères (point sous-nasal-gnathion) lorsque les arcades sont en occlusion d’intercuspidie maximale (OIM). L’augmentation importante de l’incidence de l’érosion dentaire dans les populations occidentales jeunes et l’évolution des techniques adhésives céramiques et composites, conduisent les praticiens à réaliser plus fréquemment que par le passé de grandes réhabilitations avec une augmentation de la DVO. La nécessité de respecter les tissus sains pour ne remplacer que les tissus pathologiques étant devenus ces dernières années une évidence en dentisterie adhésive, cette augmentation de DVO a pour premier objectif de permette de placer le matériau restaurateur en préparant le moins possible les dents restantes. Cependant les protocoles d’augmentation ne doivent pas être abusivement simplifiés. La décision clinique doit être raisonnée et basée sur un minimum de connaissances en occlusodontie, sous peine d’induire, par des réhabilitations totales adhésives mal maîtrisées, des dysfonctions occlusales, musculaires ou articulaires. Notre conférence à base de cas cliniques répondra à trois questions :

De combien augmenter la DVO ?

La décision d’augmentation de DVO est une balance clinique entre :

au niveau antérieur les possibilités de rétablir un guidage antérieur fonctionnel, compatible avec l’esthétique du sourire, niveau postérieur de libérer un espace prothétique suffisant pour reconstruire les tables occlusales avec peu ou pas de préparations des tissus dentaires sains.

sur qu’elle arcade augmenter la DVO ?

De nombreux articles ou ouvrages rapportant des cas cliniques d’augmentation de DVO décrivent une augmentation mais sans préciser les points de mesures; s’agit-il d’une augmentation au niveau incisif ou molaire ? D’autre part les raisons du choix maxillaire, mandibulaire ou de répartition bi-maxillaire des pièces collées ne sont pas toujours clairement explicitées.

Comment augmenter la DVO ?

La diversité des propositions selon les auteurs, témoigne de la complexité des restaurations totales bi maxillaires. La chronologie que nous présentons avec une logique occlusale, est celle qui permet d’avoir le moins de retouches finales sur les restaurations adhésives de céramiques (RAC), et un bon équilibre entre l’esthétique et la fonction.

 

MLEGALL

Dr Marcel LE GALL

Occlusion des Prothèses Fixes Implanto-Portées

L’objectif de cette présentation est de chercher à évaluer l’incidence sur l’os péri-implantaire, des forces occlusales, appliquées à sa prothèse. Les spécificités des implants liées à l’absence de ligament, indiquent que le manque d’élasticité et l’absence de mécanorécepteurs amplifient les conséquences des malocclusions. L’évaluation de leur absence ou leur présence et de leurs répercussions éventuelles sur l’os périphérique est particulièrement intéressante, car elles peuvent avoir une relation avec le concept occlusal appliqué. Pour autant que les risques de perte osseuse d’origine infectieuse puissent être réduits ou éliminés par le choix judicieux de l’implant et de ses composants.

Après avoir rappelé la physiologie et les protocoles cliniques d'équilibration de la mastication et de la déglutition, une étude comparée de l'évolution du niveau d'os crestal péri-implantaire sera rapportée. Ce travail a été réalisé, avec deux systèmes d'implants similaires, peu sensibles aux péri-implantites. Les faces occlusales du premier groupe (Le Gall et Le Gall 2016) ont été équilibrés pendant la mastication et celles du groupe témoin utilisant des émergences et des têtes identiques (Akça et Cerelli 2008), ont seulement été équilibrés en latéralité canine.

Les résultats sont étonnants. Ils indiquent clairement que lorsque les faces occlusales sont bien équilibrées pendant la mastication (1er groupe) l’adaptation osseuse se réalise avec une élévation du niveau osseux. cette adaptation positive se poursuit plusieurs années, tant que l’os est maintenu en stimulation.

Par contre si l’équilibration occlusale est approximative et/ou incomplète (groupe témoin en prétendue protection canine) il y a une perte osseuse crestale, indiquant la présence de malocclusions résiduelles sur les faces occlusales des prothèses implantaires.

 

Dr Guillaume GARDON MOLLARD

 

Dr Guillaume GARDON MOLLARD

Prothèse amovible versus  prothèse implanto-portée.

Les édentements de grande étendue constituent bien souvent un challenge thérapeutique où le praticien doit viser à la fois le rétablissement des fonctions occlusales et celui des paramètres esthétiques, tout en assurant le maximum de confort possible au patient et une pérennité maximale des prothèses. Dans ces situations d’édentements partiels ou complets, le choix de la thérapeutique prothétique passe par l’analyse d’une multitude de paramètres liés aux souhaits du patient, à son état de santé général, à son anatomie osseuse et muqueuse, à la valeur des dents résiduelles, à la présence de dysfonctions ou de parafonctions occlusales etc.

L’évolution moderne de la discipline prothétique permet d’envisager une grande variété de prothèses implanto-portées (scellées, vissées, hybrides, avec attachements, sur barres etc.) dans le but de limiter, voire de supprimer les inconvénients des prothèses amovibles. Mais le recours aux implants ostéo-intégrés ne permet ni de s’affranchir de l’analyse pré-prothétique ni du respect des règles de conception et de fabrication des prothèses amovibles.

         

 
Dernière modification : 31/08/2017
 
 
 
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Conclusions LYON2016