Conférenciers-Reims

  Dr Philippe AMAT             
          photoid          Docteur en chirurgie Dentaire           
Spécialiste qualifié en Orthopédie dento-faciale         
Certificat d’études cliniques spéciales mention orthodontie(CECSMO)         
Diplôme universitaire d’orthopédie dento-maxillo-faciale         
Diplôme universitaire d’occlusodontie         
Ancien Assistant à la Faculté de Chirurgie Dentaire de Paris V         
Membre titulaire de la Société Française d’Orthopédie Dento-Faciale         
Full Member of the European Academy of Craniomandibular Disorders         
Membre titulaire du Collège National d’Occlusodontie         
Membre du Comité de rédaction de la Revue d’Orthopédie Dento-Faciale         
Membre des Comités de lecture et de rédaction de l’Orthodontie Française.  
 
LE MANS         
           

Vendredi 18 Mars 2011: 11H45-12h30

           

La Physiothérapie

                     
       
   Dr Stéphane BARTHÉLÉMI             
          photoid         
Docteur en chirurgie Dentaire           
Spécialiste qualifié en Orthopédie dento-faciale         
Maitre de Conférences des Universités-Praticien Hospitalier  
UFR Odontologie REIMS         
Membre titulaire du Collège Européen d'Orthodontie         
Membre de la European Orthodontic Society         
Titulaire du Certificat d'Excellence en Orthodontie (Board Français         
Titulaire du Board Européen d'Orthodontie  
         
 
COMPIEGNE         
           

Vendredi 18 Mars 2011: 11H45-12h30

           

Protocoles orthodontiques et chirurgicaux : allier esthétique et fonction.

            La collaboration entre la chirurgie maxillo-faciale et l'orthopédie dento-faciale a fortement augmenté au cours des trente dernières années. Dans un monde où la demande esthétique est forte et où l'intérêt des adultes pour les traitements orthodontiques va croissant, les protocoles orthodontiques et chirurgicaux sont devenus familiers pour la très grande majorité des orthodontistes. Parfois la motivation des patients adultes n'est pas esthétique mais fonctionnelle. En effet dysfonctions crânio-mandibulaires peuvent être un motif de consultation, et donner une occlusion fonctionnelle au patient afin de stabiliser la pathologie articulaire peut passer par un protocole orthodontique et chirurgical. La notion de traitement pluridisciplinaire prend ici tout son sens car au tandem orthodontiste chirurgien maxillo-facial vient  fréquemment s'ajouter la prothèse et la parodontologie. Le rôle de l'orthodontiste dans la préparation chirurgicale est primordial car c'est en fonction des décompensations dento-alvéolaires plus ou moins importantes, de l'orientation des axes dentaires, que dépendra un résultat chirurgical esthétique et fonctionnel. 
       
   
 

 
Bibliographie    

Bailey L'T.J., Cevidanes L.H.S.,  Proffit W.R.: Stability and predictability of orthognathic surgery. Am J Orthod Dentofacial Orthop 2004;126:273-7.
Bettega G., Cinquin P., Lebeau J., Raphael B. : Computer-assisted orthognathic surgery : clinical evaluation of a mandibular condyle repositioning system. J Oral Maxillofac Surg. 2002  ;60(1) :27-34 ; discussion 34-5.
Boulétreau P., Frey R., Breton P., Freidel M. : Retentissement condylien de la chirurgie orthognathique. Rev Stomatol Chir Maxillofac. 2004;105(5):283-88.
Bousaba S., Delatte M., Barbarin V., Faes J., De Clerk H. : Objectifs orthodontiques pré- et post-chirurgicaux et préparation orthodontique. Rev Belge Med Dent. 2002;57(1):37-48.
Garcia R.: Le point sur les protocoles chirurgico-orthodontiques. Actual Odontostomatol. 1994 ;187:447-77.
Garcia R. : Esthétique, orthodontie et chirurgie. Orthod Fr 1997 ; 68(1) : 97-102. - Saka B., Petsch I., Hingst V., Hartel J.: The influence of pre- and intraoperative positioning of the condyle in the centre of the articular fossa on the position of the disc in orthognathic surgery. A magnetic resonance study.. Br J Oral Maxillofac Surg. 2004;42(2):120-6
                  Dr Céline BODERE             
          photoid                 
Docteur en chirurgie Dentaire           
Maitre de conférences des Universités- praticien hospitalier         
UFR Odontologie BREST         
DU douleur et fibromyalgie  
MSBM en physiologie médicale         
DEA de physiologie et biomécanique de l'entrainement (STAPS Rennes 1)         
Doctorat d'Université de Clermont Ferrand 1 en Sciences de la vie et de la santé         
Directrice de l'UF douleur orofaciale CHU Brest         
UA (3847 DIDO Clermont-Ferrand et LNB Brest)         
 
BREST                   
           

Vendredi 18 Mars 2011: 11H45-12h30

           

Stress et DAM

La notion de stress nécessite d'être définie précisément avant de se pencher sur les effets pluriels du stress sur l'organisme et plus spécifiquement sur l'appareil manducateur. L'anxiété et le stress ne sont pas à mettre au même niveau des mécanismes physiopathologiques : l'anxiété est une répercussion affective de l'état de stress au même titre que le DAM est une répercussion somatique.  Par ailleurs, il convient de différencier le stress aigu protecteur, du stress chronique pathogène.
Le stress aigu est une réaction physiologique qui stimule les centres nerveux et nombres de structures en cascade. Il permet à l'organisme de faire face aux agressions extérieures de façon inconsciente. Le cerveau " reptilien ", par opposition au cortex, est responsable des adaptations neurovégétatives et neurohormonales automatiques qui permettent de fournir plus d'énergie à l'organisme afin d'affronter, ou de fuir, les agressions. Chez l'homme préhistorique, cette réponse au stress aigu était l'essence de la survie pour se nourrir ou fuir les bêtes sauvages.
  De nos jours, ce n'est plus un mais trois cerveaux qui orientent nos réactions.  Le néocortex, siège de l'intellect et le cortex limbique, siège de nos émotions vont contrôler le cerveau reptilien. Ainsi, au lieu de s'orienter vers un choix simple, il existe face à une forte stimulation, un emballement entre notre cerveau reptilien qui nous dit de fuir ou de nous battre, le cerveau limbique nous fait ressentir des émotions fortes et notre néo-cortex qui nous demande de comprendre le phénomène… De plus, les stimulations, actuellement plus psychologiques que physiques, sont devenues récurrentes. Hors, le stress chronique est plus pervers que le stress aigu, car peu identifiable, il englobe un cumul d'événements hétérogènes. L'état de stress persistant suppose une adaptation individuelle, liée aux facteurs de  personnalité. Selon l'individu, il peut à terme produire des effets à la fois psychoaffectifs (anxiété, dépression, fatigue chronique, addictions..) et/ou neurophysiologiques (réduction des défenses immunitaire, inadaptabilité au stress aigu, déséquilibre neurovégétatif, dysfonctionnement des mécanismes de régulation de la douleur..). Les répercussions somatiques sont plurielles comme l'asthme, l'eczéma, les maladies cardiovasculaires, les parodontopathies, les céphalées, les migraines, et dans le cadre de notre exposé les DAM.
Les DAM sont majoritairement caractérisés par la douleur. Celle ci est majorée par le stress. L'impact du stress chronique varie selon trois sous-groupes de DAM. Dans les DAM musculaires localisés, les facteurs de stress ont un impact direct sur l'activité musculaire évoluant vers un état de tension, de crispation et secondairement d'ischémie donc de douleur musculaire localisée. " Face à un stress, je serre les dents " n'est pas qu'une image. Dans les DAM articulaires, la corrélation n'est pas aussi directe. Pour les deux entités, le dysfonctionnement des contrôles de la douleur augmente le ressenti douloureux. Par ailleurs, le bruxisme est un facteur aggravant stress-dépendant des DAM localisés. Dans les douleurs diffuses (fibromyalgie) qui s'associent souvent de DAM, le rôle du stress est de plus en plus étudié en tant que facteur étiologique de la maladie. Compte tenu de la prévalence du stress comme facteur déclenchant et/ou aggravant des DAM, il est important que le chirurgien dentiste identifie le stress chronique comme facteur étiologique et relativise le rôle de l'occlusion dentaire. Nous montrerons que la gestion du stress fait partie intégrante du traitement des DAM. 
  BIBLIOGRAPHIE 
 
BODERE C., PIONCHON P.  Appareil manducateur: stress, douleur et dysfonctionnements L'information Dentaire janvier 2008, 2575-2580. 
BODERE C. Stress et appareil manducateur. L'Information dentaire  septembre 2010. Numéro spécial Occlusodontie. p53-56.                   
       
              Pr Yves BOUCHER             
          photoid                             
Docteur en chirurgie dentaire         
Professeur Universite PARIS DIDEROT - praticien hospitalier         
UFR Odontologie Garancière         
CES Odontologie Conservatrice et Endodontie  
Thèse d'Université en Neurosciences         
Habilitation à diriger des Recherches         
Activité de recherche dans l'Unité de Recherche UMRS 975, Pitié Salpêtrière, Paris         
Thème de recherche : douleurs chroniques : recherche de nouvelles cibles thérapeutiques et stratégies antalgiques.         
Consultation douleur orofaciale, Service Odontologie, Pitié Salpêtrière.         
         
PARIS         
           

Jeudi 17 Mars 2011: 9h00-9h45

           

Mécanismes de la douleur

L'innervation orofaciale est riche et variée, l'organisation nerveuse céphalique complexe, les processus pathologiques nombreux. En conséquence, la symptomatologie et l'étiopathogénie des douleurs orofaciales sont également variées et complexes et les confusions diagnostiques possibles. De plus, la difficulté de description précise des douleur par le sujet en raison d'un manque de maîtrise des descripteurs sémantiques et l'absence de signes pathognomoniques indiscutables pour chaque affection complexifie encore le problème. Par ailleurs, le caractère dynamique des représentations cérébrales entraîne souvent des variations dans le ressenti douloureux qui ajoutent à la confusion. Enfin, toutes les douleurs ne sont pas générées par les mêmes mécanismes. Le modèle de la douleur due à une cause qu'il faut supprimer, une dent qu'il suffit d'arracher par exemple, est tellement ancré dans les esprits -du patient comme du praticien- qu'il est difficile d'envisager d'autres mécanismes. C'est pourtant le cas des douleurs neuropathiques qui sont des dysfonctionnements du système nerveux, qui peuvent être présents alors que la cause initiale a apparemment disparu, après cicatrisation d'une lésion ou dans le cas de douleurs post-zostériennes par exemple.Le but de la conférence est de situer les douleurs neuropathiques dans la classification des douleurs orofaciales et de préciser les règles diagnostiques. Le principe du traitement de ces affections sera également abordé.          
                 
                  Dr Daniel BROCARD             
          photoid
Docteur en Chirurgie Dentaire       
Docteur en sciences odontologiques
docteur de l’Université Paul Sabatier de Toulouse
ancien assistant de Prothèse à l'Université (Bordeaux)
ancien attaché universitaire en Parodontologie (Toulouse)       

         
         
         
       

ONDRES         
           

Vendredi 18 Mars 2011: 16h00-16h45

           

Prothèse et bruxisme

Le bruxisme est un comportement inconscient caractérisé par des contractions des muscles masticateurs en dehors des fonctions physiologiques. Lorsqu'une reconstruction est envisagée, le patient doit être considéré comme une personne à risque pour la réhabilitation, et il doit être informé des causes et des conséquences futures de cette habitude sur ces dents naturelles et sur les reconstructions. Il est bénéfique que le patient modifie son comportement occlusal par des exercices de relaxation et de contrôle des serrements, et il est préférable de prévoir une protection nocturne par gouttière occlusale. Lorsqu'une reconstruction partielle est indiquée (édentement limité), le mot essentiel est " intégration ". La reconstruction doit s'incorporer dans le schéma occlusal du patient sans le perturber, en évitant d'accentuer les frottements. La difficulté est d'élaborer une anatomie prothétique appropriée en rapport avec la morphologie dentaire usée que présente le patient.Lorsque le degré de détérioration dentaire devient important, une réhabilitation prothétique globale doit être conçue avec l'adhésion complète du patient. Les objectifs thérapeutiques ne diffèrent pas de ceux d'un traitement prothétique chez un sujet qui ne présenterait pas de signe de parafonction. Il s'agit de rétablir l'ensemble des fonctions occlusales (calage, centrage, guidage) pour que l'appareil manducateur fonctionne avec un minimum de contraintes. Les critères occlusaux essentiels doivent être appréciés avec beaucoup d'attention, car la capacité d'adaptation de tels patients est souvent limitée. Ce sont : les relations crânio-mandibulaires verticale (dimension verticale d'occlusion) et horizontale (position de référence), la stabilité des contacts dento-dentaires (usure et fracture des matériaux de construction), les trajets occlusaux lors des déplacements mandibulaires (désocclusion postérieure).
    
 
         
       
                  Dr Stéphane CAZIER             
          photoid                             
Docteur en chirurgie dentaire         
ancien Assistant Université PARIS DESCARTES  
UFR Odontologie Montrouge         
CES en Biomatériaux et en Odontologie Conservatrice.  
Past-président de l’Académie De Dentisterie Adhésive, pôle Ile de France. (2004-2009)         
         
Membre groupe de recherche « esthétique » : Smile (2005-2010)         
         
         
         
PARIS         
           

Samedi 19 Mars 2011: 9h45-10h30

           

Reconstruire l'occlusion: Apport des composites

          L’amélioration des propriétés mécaniques et esthétiques des matériaux composite et des systèmes adhésifs actuels entraîne une augmentation notable de leurs utilisations. Dans le secteur antérieur, la recherche de l’esthétique et du mimétisme des restaurations est une de nos priorités. Les techniques de stratification, définie comme l’apport d’incréments couche par couche de matériaux composite, sont souvent décrites comme des techniques complexes très « praticien-dépendant ».
  Cette communication a pour objectif de décrire une procédure clinique en accord avec les connaissances et les demandes actuelles : à la fois, esthétiques et fonctionnelles. Une méthode de stratification, ainsi que le matériel nécessaire, seront exposés au travers de différentes situations cliniques. Nous tenterons ainsi de mettre en évidence une attitude respectant les éléments stabilisants et guidants de l’occlusion. Et,  un protocole permettant d’obtenir des résultats prévisibles et reproductibles dans le secteur antérieur.


La restauration des dents pulpées dans le secteur postérieur à l’aide de matériau composite est communément admise. Le développement des techniques de stratification dans le secteur antérieur s’applique également pour la restauration des dents cuspidées. Cependant, lorsque le volume à restaurer et que la largeur des isthmes proximaux sont importants, la réalisation d’une pièce prothétique partielle (Inlay-Onlay) peut éviter bien souvent la réalisation d’une couronne périphérique plus mutilante encore. Ils peuvent être réalisés en métal, composite ou céramique.
Les inlay-onlays en céramique sont aujourd’hui une réelle alternative aux amalgames volumineux et aux autres restaurations métalliques. Ils offrent de nombreux avantages tels que la biocompatibilité, la stabilité des contacts proximaux et occlusaux ainsi que l’absence de coloration. Ils peuvent être réalisés de manière artisanale (au laboratoire) ou par CFAO. On précisera ainsi les avancés dans ce dernier domaine, en particulier en matière de logiciel permettant de « réel Wax up Virtuel » préfigurant au mieux le projet du schéma occlusal.
         
                 
                  Dr Nicolas CHATEAU             
          photoid                             
Docteur en chirurgie dentaire         
Ancien Assistant Prothèse UFR Odontologie NANCY  
DU occlusodontie PARIS DESCARTES         
D.U d'Esthétique du sourire Faculté d'Odontologie de STRASBOURG         
         
         
 
         
         
 
         
         
NANCY         
           

Samedi 19 Mars 2011: 9h45-10h30

           

Equilibration occlusale: Pourquoi? Quand ? Comment?

Il est grand temps de démythifier l'équilibration occlusale, un acte certes nécessitant rigueur et précision, mais que chacun devrait réaliser quotidiennement
Nous envisagerons d'abord les indications de l'équilibration occlusale, le " Pourquoi ", notamment dans les traitements des Dysfonctionnements de l'Appareil Manducateur. Après  avoir été considéré comme un traitement de référence des DAM, on considère maintenant que cela ne peut, au mieux, qu'améliorer la fonction manducatrice et assurer un complément de traitement en cas de malocclusion importante mais surtout l'équilibration est indiquée uniquement si elle peut corriger ces malocclusions  avec des moyens simples, efficaces, stables et non invasifs.
  Nous évoquerons également les indications d'amélioration de la fonction occlusale chez les patients atteints de parodontopathie. La dernière et la plus incontestable des indications reste l'équilibration pré prothétique en cas de restauration ou reconstruction, et notamment en cas d'intégration à une OIM ainsi améliorée.Puis nous aborderons la place de l'équilibration dans le plan de traitement, le " quand ", après prise en charge initiale et réversible pour les DAM ainsi que pour les Maladies Parodontale et au stade pré-prothétique des reconstructions. Nous étudierons également les préalables, notamment les analyses occlusales clinique et instrumentale, ainsi que le mode opératoire de l'équilibration, quelle soit soustractive bien sûr, mais également additive.           
   
 

         
                 
                  Dr Brice CHAUVEL             
          photoid                             
Docteur en chirurgie dentaire         
Maitre de conférence des universités - praticien Hospitalier  
Université de Bretagne Occidentale         
 
         
         
         
 
         
         
         
         
         
BREST         
           

Samedi 19 Mars 2011: 9h45-10h30

           

Occlusion, usure des dents et Matériaux

          Dans une société où la maîtrise énergétique s'impose à chaque étape des procédés technologiques, la tribologie s'applique à étudier et comprendre les phénomènes de frottement dans les systèmes mécaniques, en général. L'odontologie n'échappe pas à ces phénomènes que nous tenterons modestement d'introduire et d'illustrer dans notre présentation. Leurs conséquences cliniques (usure, abrasion, endommagement…), qui sont régulièrement observées dans la population, remettent en cause à plus ou moins long terme la pérennité du système stomatognathique, des organes dentaires, ou de leurs différents procédés de restauration. Quel qu'il soit, et notamment en bouche, le système tribologique est soumis à l'action de multiples facteurs (mécaniques, nature des matériaux, environnement…), et l'interprétation des phénomènes observés est délicate car elle demande de puiser des informations dans de multiples domaines scientifiques.
  Bibliographie  
- JM Georges Frottement, usure et lubrification Ed. Eyrolles, Paris 2000.
- SD Heintze, WW Barkmeier, MA Latta, V Rousson Round Robin test : wear of nine dental restorative materials… Dent Mater 2010
- P Lambrechts, E Debels, K Van Landuyt, M peumans, B van Meerbeek How to simulate wear ? overview of existing methods Dent Mater 2006 ; 22 : 693-701
- R Lewis, RS Dwyer-Joyce Wear of human teeth : a tribological perspective Proc IMechE 2005 ; 219
         
                 
                  Dr François CHEYNET             
          photoid                   
Docteur en chirurgie dentaire         
Maitre de conférence des universités - praticien Hospitalier  
Université  Méditerranée MARSEILLE         
         
         
         
 
         
         
         
         
         
         
MARSEILLE         
           

Jeudi 17 Mars 2011: 9h00-9h45

           

Examen clinique musculaire 

                     
       
          Dr Hélène CITTERIO             
          photoid                   
Docteur en chirurgie dentaire         
Maitre de conférence des universités - praticien Hospitalier  
Université Reims-Champagne-Ardenne         
Docteur de l'Université de Reims-Champagne-Ardenne         
Responsable SS " Prothèses " Faculté d'Odontologie de l'Université de Reims         
Laboratoire d'analyse des contraintes mécaniques (LACM EA3304 LRC CEA 0534)         
 
         
         
         
         
REIMS         
           

Samedi 19 Mars 2011: 11h00-11h45

           

Prothèse Amovible et occlusion 

            L'occlusion idéale doit à la fois respecter toutes les structures de l'appareil manducateur et permettre l'intégration des composants prothétiques.
En prothèse amovible complète l'occlusion est toujours construite selon un concept généralement équilibré qui stabilise la prothèse à partir de l'occlusion de relation centrée. En denture naturelle l'occlusion se fait en intercuspidie maximale selon le concept de la protection mutuelle des groupes dentaires antérieur et postérieurs.
La prothèse partielle amovible est au carrefour des concepts occlusaux (CNO Bordeaux 1988) puisque le choix du concept occlusal doit permettre de concilier équilibre prothétique et équilibre tissulaire.
L'instabilité des PPA à moyen terme est toujours liée à un défaut d'intégration occlusale. Une position de calage de la mandibule imprécise et/ou un processus de guidage inapproprié avec des perturbations des courbes fonctionnelles entrainent le déséquilibre. Lorsque la réévaluation de la DVO s'avère nécessaire, un temps de validation par la prothèse transitoire s 'impose. Plus tard la pérennité du résultat obtenu devra être observée au travers de l'abrasion et de l'usure des matériaux prothétiques et notamment des dents artificielles.
   
 

Bibliographie

Borel JC, Schittly J, Exbrayat J. Manuel de prothèse partielle amovible. 2e édition. Masson, Paris 1994
Buch D, Batarec E, Begin M, Renault P. Prothèse partielle amovible au quotidien. Guide clinique. Editions CdP. Paris 1996
Hue O., Berteretche M-V. Prothèse complète. Réalité clinique. Solutions thérapeutiques. Quintessence International, Paris 2004
Le Gall MG., Lauret JF. La fonction occlusale Implications cliniques. Collection JPIO. Editions CdP. Paris 2008.
Orthlieb J-D., Brocard D., Schittly J., Manière-Ezvan A. Occlusodontie pratique. Collection JPIO. Editions CdP, Paris 2000
Öwall B., Käyser A. F., Carlsson GE. Prothèse dentaire. Principes et stratégies thérapeutiques. Ed Masson. Paris 1998
Pompignoli M, Doukhan J-Y, Raux D. Prothèse complète : clinique et laboratoire. Tome 2. 3e édition, Collection Guide Clinique, Editions CdP, Paris 2004
Rignon-Bret C., Rignon-Bret J-M. Prothèse amovible complète. Prothèse immédiate. Prothèse supraradiculaire et implantaire. Collection JPIO. Editions CdP,  Paris 2002
Santoni P. Maîtriser la prothèse partielle amovible. Collection JPIO. Editions CdP. Paris 2004
Sangiuolo R, Mariani P, Michel JF, Sanchez M. Les édentations totales bimaxillaires : formes cliniques thérapeutiques prothétiques. Julien Prélat, Paris 1980
Schittly J., SChittly E. Prothèse amovible partielle. Clinique et laboratoire. Collection JPIO. Editions CdP. Paris 2006
         
       
        Dr André DARTHEZ             
          photoid                             
Docteur en chirurgie dentaire         
Docteur en Sciences Odontologiques  
Ancien Assistant UFR Odontologie TOULOUSE         
Responsable DU Occlusodontie TOULOUSE         
         
         
 
         
         
 
         
         
PAU         
           

Vendredi 18 Mars 2011: 9h45-10h30

           

Influence des troubles de la posture sur la fonction manducatrice

          La possibilité de relations entre l'occlusion et la posture est encore  discutable et discutée à ce jour, en effet  les études portant sur ce sujet sont souvent des études de cas cliniques non randomisées avec un niveau de preuve faible. Cependant, le travail entrepris continue et l'expérience clinique souvent troublante permettra sans doute un jour d'y voir un peu plus clair.   
          photoid Si l'on admet que la neurophysiologie de la posture fonctionne comme un système cybernétique, on peut alors concevoir  par le jeu des chaines musculaires  qu'un problème podal puisse se répercuter au niveau du système manducateur, et de même un dérèglement du système manducateur pourra dans certaines circonstances entraîner un dysfonctionnement postural.La régulation de la posture fait intervenir la proprioception musculaire en particulier et donc  la sur sollicitation chez les sportifs de haut niveau  de ce système aura des conséquences  évidentes sur la santé du sportif. Le rôle du chirurgien dentiste sera à ce niveau avant tout préventif, mais aussi analyste de certaines pathologies récurrentes telles que blessures musculaires ou tendinites, sans oublier que peut être une bonne gestion de " l'occlusion pourra avoir un effet sur la performance ".

   
 
   
         
                 
 













             Dr Dominique  DEFFRENNES             
          photoid                             
Docteur en Médecine         
Praticien hospitalier,  
ancien chef de clinique-assistant des hôpitaux de Paris  
Chirurgie Maxillo -Faciale         
Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique         
Pratique libéral         
Praticien hospitalier temps partiel à l'hôpital Lariboisière, APHP, Paris         
Chirurgien de l'hôpital américain de Paris         
         
         
         
 
         
         
PARIS         
           

Vendredi 18 Mars 2011: 11h45-12h30

           

Chirurgie orthognatique

La chirurgie orthognathique a pour but de rétablir les fonctions : occlusale, articulaire, musculaire et respiratoire. Elle a aussi un rôle esthétique qui est parfois la principale motivation du patient.Une dysmorphose dento-maxillaire peut induire un dysfonctionnement de l'appareil manducateur, articulaire ou musculaire. Sa correction nécessite la combinaison d'un traitement orthodontique et chirurgical. Dans certains cas une réhabilitation prothétique est associée à ce type de traitement.Quant une dysfonction musculaire ou articulaire existe au début du traitement, il est nécessaire de la prendre en charge avec un occlusodontiste surtout si celle-ci est le motif de consultation du patient. Il n'est pas toujours facile de savoir si la correction de la dysmorphose dento-maxillaire entrainera la disparition de la symptomatologie. Souvent le port d'une gouttière peut apporter une solution qui reste malgré tout partielle. Cependant dans les cas de face longue avec notamment une béance, elle est souvent difficilement supportée donc de peu d'apport dans la prise de décision thérapeutique.La chirurgie orthognathique peut, dans de rares cas, induire une dysfonction généralement articulaire mais plus fréquemment quand elle préexiste au traitement orthodontique et chirurgical. Son dépistage est donc indispensable au début de tout traitement.Dans cette communication, nous développerons la prise en charge des dysfonctions de l'appareil manducateur  et l'apport de la chirurgie orthognathique.
         
                 
        Dr Jacques DEILHES ; Dr Olivier TEYSSEIRE; Dr Bruno TREIL;             
            photoid photoid photoid                                 
Docteurs en chirurgie dentaire           
chargés cours DU occlusodontie TOULOUSE           
             
         
         
 
         
         
         
           

           
           
TOULOUSE         
           

Jeudi 17 Mars 2011: 14h00-17h30

           

Montage en articulateur et programmation de l'articulateur  (TP)

Après une présentation de l'articulateur, les participants enregistreront la position de l'arcade maxillaire de leur binôme au moyen de l'arc facial.  Puis la manipulation de l'arc de  Transfert sera décrite pour permettre  la solidarisation des modèles maxillaires à la branche  supérieure de l'articulateur Les participants s'exerceront à la manipulation mandibulaire  d'enregistrement de la Relation Centrée que les participants mettront ensuite en application pour monter le modèle mandibulaire sur la branche inférieure de l'articulateur.Plusieurs enregistrements successifs valideront le montage effectué au moyen de la double base.Enfin les participants effectueront  les enregistrements des excursions mandibulaires qui permettent le réglage de l'articulateur et d'observer  les relations dento-dentaires statiques et dynamiques.
   
   
         
       
                    Pr Gérard DERRIEN             
          photoid                             
Docteur en chirurgie dentaire         
Professeur Universite Bretagne Occidentale         
Praticien Hospitalier         
Responsable du département de prothèses  
UFR Odontologie BREST         
         
 
         
           
         
         
         
BREST         
           

Jeudi 17 Mars 2011: 11h00-11h45

           

enregistrement de la Relation Inter-Maxillaire

La position d'occlusion de référence mandibulo-maxillaire (relation centrée) semble faire l'objet d'un consensus: à savoir une position suggérée  sans contraintes en accord avec les données anatomo-physiologiques du patient. L'enregistrement de cette position doit respecter ces données pour que les modèles montés sur un articulateur correspondent à la situation clinique. Des matériaux thermoplastiques tels que les cires ont été largement utilisés avec des manipulations plus ou moins contraignantes. Ces matériaux et techniques ne répondent pas au cahier des charges que nous avons énoncé précédemment. Dans cet exposé nous présentons, une étude des principaux élastomères polyvinylsiloxanes pour évaluer leurs caractéristiques physiques et chimiques et une manipulation non contraignante permettra d'exploiter ces matériaux de façon satisfaisante pour être en accord avec les propos que nous avons énoncés précédemment.  Une étude comparative (élastomères polyvinylsiloxanes versus cire) permettra confronter les résultats obtenus par un même praticien. L'aspect "manipulateur dépendant" a été également pris en considération.
         
                 
          Dr Vianney DESCROIX             
          photoid                             
Docteur en chirurgie dentaire  
Docteur en Pharmacie         
Docteur de l'Université PARIS DIDEROT  
Maitre de conférence des universités - praticien Hospitalier         
Service d'Odontologie GHPS Paris         
D.U Formation des professionnels de santé à la prise en charge de la douleur         
 
         
         
         
         
PARIS         
           

jeudi 17 Mars 2011: 11h00-11h45

           

Les prescriptions chez le patient douloureux

          Comme toute thérapeutique médicamenteuse, la prescription chez le patient douloureux doit tenir compte de différents éléments tous interdépendants. Le choix de cette thérapeutique repose évidemment d'abord sur un diagnostic positif le plus précis possible qui devra conduire à l'élaboration d'objectifs thérapeutiques réalistes, en accord avec le patient et en cohérence avec l'histoire de sa maladie.  
    Les douleurs orofaciales représentent des entités particulièrement diverses et complexes qui intéressent l'ensemble des tissus qui composent la sphère orale. Cela impose l'utilisation de thérapeutiques relativement diverses d'un point de vue pharmacologique. En fonction des symptômes présentés par le patient et de l'étiologie des douleurs (articulaire, musculaire, neurologique, vasculaire…) les traitements utilisés pourront comprendre des antalgiques, des psychotropes, des antiépileptiques ou encore des myorelaxants. Ces choix devront par ailleurs tenir compte des données acquises de la science, des recommandations nationales et internationales mais aussi et surtout des profils de sécurité des thérapeutiques et des différentes comorbidités du patient (contre-indications, interactions médicamenteuses…) Une surveillance toute particulière des effets indésirables est essentielle dans la prise en charge de douleur chronique car ils seront souvent une des raisons essentielles d'un arrêt ou d'une modification du traitement.
Les objectifs de cette présentation sont, au regard des données fondées sur les preuves souvent insuffisantes dans ce domaine, de proposer différentes stratégies médicamenteuses chez le patient douloureux. Cela, en gardant à l'esprit que la prise en charge du patient douloureux nécessite surtout de considérer l'ensemble des composantes sensorielles et émotionnelles de la douleur ce qui implique que les traitements pharmacologiques ne pourront à eux seuls être suffisants.
Références bibliographiques majeures

Attal N, Cruccu G, Baron R, Haanpää M, Hansson P, Jensen TS, Nurmikko T; European Federation of Neurological Societies. EFNS guidelines on the pharmacological treatment of neuropathic pain: 2010 revision. Eur J Neurol. 2010;17(9):1113-e88.
Burgess G, Williams D. The discovery and development of analgesics: new mechanisms, new modalities. J Clin Invest. 2010 ; 120(11):3753-9
Mujakperuo HR, Watson M, Morrison R, Macfarlane TV. Pharmacological interventions for pain in patients with temporomandibular disorders. Cochrane Database Syst Rev. 2010 6; (10):CD004715.
Becker DE. Pain management: Part 1: Managing acute and postoperative dental pain. Anesth Prog. 2010 Summer;57(2):67-78
Zakrzewska JM. Medical management of trigeminal neuropathic pains. Expert Opin Pharmacother. 2010; 11(8):1239-54.
Cairns BE. Pathophysiology of TMD pain--basic mechanisms and their implications for pharmacotherapy. J Oral Rehabil. 2010; 37(6):391-410
Boucher Y., Pionchon P. Douleurs orofaciales. Editions C.D.P, 2006
Sharav Y, Benoliel R. Orofacial Pain and Headache. Editions Saunders-Elsevier, 2008
Bouhassira D, Attal N. Douleurs neuropathiques. Edition Arnette, 2007
         
                 
            Dr Gérard DUMINIL             
          photoid                   
Docteur en chirurgie dentaire         
Docteur en Sciences Odontologiques         
Chargé de cours Diplôme Universitaire d’implantologie         
  Universite Nice Sophia Antipolis UFR d'Odontologie         
         
         
 
         
         
 
         
NICE  
         
         
           

Jeudi 17 Mars 2011: 16H00-16h45

           

Occlusion des prothèses implanto-portées

L'ostéo-intégration des implants est obtenue avec un très bon taux de succès en respectant des protocoles chirurgicaux bien définis. Mais cela suffit-il à assurer une bonne pérennité de la construction prothétique ?Nous allons tout d'abord comparer les similitudes et les différences de comportement des supports naturels et artificiels. Puis nous évoquerons le rôle que peut jouer l'occlusion et à quelle étape du traitement nous devons nous en préoccuper.
La racine naturelle est reliée à l'os alvéolaire par le complexe desmondontal : fibres, vaisseaux et nerfs , alors que l'implant est fixé dans l'os de manière rigide. La racine artificielle, dépourvue de proprioception, a moins de capacité adaptative ; une plus grande rigueur est donc requise dans la mise en œuvre du traitement implanto-prothétique.À chaque étape du traitement : pose de l'indication, conception de la solution thérapeutique, réalisation prothétique, suivi et maintenance, nous devons nous préoccuper de l'incidence de l'occlusion.
 
Pose de l'indication
La parafonction n'est pas une contre-indication absolue, mais impose un renforcement des marges de sécurité.
 
Conception de la solution thérapeutique
Le praticien doit privilégier une vision globale du traitement, Le principe majeur est que la prothèse détermine la position de l'implant et non  l'inverse.La réduction de l'amplitude globale des forces n'est pas possible. En revanche, la répartition et la précision des contacts, ainsi que la réduction des porte-à-faux améliorent la dispersion des efforts. La réalisation d'une maquette prothétique permet de préparer le guide radiologique, le guide chirurgical et les provisoires.La qualité de la connexion prothétique et sa stabilité sont des facteurs de la transmission des forces. Ce choix s'opère au moment de la conception du plan de traitement en concertation entre le praticien prothésiste et le chirurgien implantologue.
 
 
Réalisation prothétique
 
À ce stade, il faut choisir une position de référence pour organiser l'occlusion.Cela peut être l'occlusion d'intercuspidie maximale (OIM) si le cas est peu étendu et que l'occlusion du patient n'est pas pathogène. Cela doit être une position de référence articulaire (la relation centrée) si le référent dentaire est inexploitable.Le choix d'un concept occlusal dépend de la situation clinique. Chaque fois que possible, le guidage sera assuré par les dents naturelles restantes. Le concept occlusal est adapté pour favoriser l'arcade la plus faible (guidage antérieur, fonction de groupe ou occlusion équilibrée).L'enregistrement de l'occlusion doit être aménagé en fonction de la situation clinique.Dans le cas d'une reconstruction unitaire ou de petite étendue (trois éléments) avec un guide antérieur fonctionnel, l'OIM est le plus souvent utilisée. Un enregistrement statique de la position, puis dynamique (FGP), est réalisé de façon à obtenir une intégration de la prothèse dans les fonctions occlusales du patient sans les perturberL'utilisation d'un articulateur avec son arc facial est indispensable pour toutes les situations impliquant des édentements postérieurs ainsi que des reconstructions étendues.La morphologie occlusale reste le principal centre d'intérêt. La table occlusale doit être respectée dans ses dimensions vestibulo-linguales, les sillons d'échappement sont correctement orientés, la hauteur cuspidienne est plutôt réduite pour limiter les efforts transversaux . La mise en fonction se fait dans le respect du temps de cicatrisation osseuse. Certaines conditions particulières concernant un grand nombre d'implants reliés entre eux de manière rigide autorisent cependant la mise en charge immédiate. Cette pratique demande une grande expérience clinique de la part du chirurgien et du prothésiste et une excellente coordination avec le laboratoire de prothèse.   
 
Contrôle et suivi du cas
Lors de la pose de la prothèse, le contrôle de l'occlusion se fait en statique et en dynamique.Statique : s'il subsiste des dents naturelles, le premier contact doit les concerner, le contact sur la prothèse implanto-portée se fait lors du serrage sur les dents naturelles.Dynamique : les mouvements de latéralité peuvent être réalisés de manière ample et sans hésitation. Les interférences seront corrigées jusqu'à l'obtention des critères précédemment énoncés.La sous-occlusion est à proscrire ; elle est potentiellement pathogène pour les structures de soutien du système manducateur. Lors des rendez-vous de contrôle, la présence de fractures de matériau cosmétique, de descellements ou de dévissages doit être interprétée comme un signe possible de d'inconfort occlusal et, après mise en évidence, devra être corrigée.
Conclusion 
La gestion de l'occlusion ne se limite pas à la seule réalisation des faces occlusales. L'occlusoconscience préside à chaque étape du traitement,depuis la pose de l'indication jusqu'aux séances de contrôle. L'occlusion doit être considérée comme un cofacteur essentiel à la réussite pérenne dutraitement prothétique implanto-porté.

Lectures conseillées

Duminil G, Tardivo D. Prothèse implanto-1. portée, enregistrementet contrôle de l'occlusion. L'InformationDentaire 2006, n° 27 ; 1581-1587.
Kim Y et al. Occlusal considérations in implant therapy :clinical guidelines with biomechanical rationale. Clin.Oral Impl. Res. 2005 (16) ; 26-35.
Laplanche O et al. Contrôle clinique de l'intégrationocclusale d'une prothèse fixée. Les cahiers de prothèse2004 (128).
Ogawa T et al. Impact of implant number, distributionand prothésis material on loading on implant supportingfixed prostheses. Journal of Oral Rehabilitation2010 (37) ; 525-531.         
       
                        Pr Pierre Hubert DUPAS             
          photoid                   
Pr UFR Odontologie LILLE         
doyen UFR Odontologie LILLE         
 
         
         
 
         
         
         
         
 
         
LILLE                 
           

Samedi 19 Mars 2011: 9h45-10h30

           

Examen clinique de l'occlusion et de la posture

            Les relations nerveuses entre les noyaux des nerfs oculomoteurs, les noyaux spinaux et les noyaux sensitif et moteur des nerfs trijumeaux sont maintenant parfaitement établies par les différents auteurs (Leblanc, Sobatta, Larmande). Les contacts dentaires issus du bruxisme envoient donc des messages fallacieux qui contrarient la posture et l'oculogyrie. Il est donc impératif de se soucier de ces troubles lors d'une consultation d'un dysfonctionnement cranio-mandibulaire et de créer une équipe regroupant un chirurgien-dentiste, un ostéopathe et un orthoptiste. Chacun ayant une formation professionnelle différente, il adonc fallu trouver un test postural qui permet de dialoguer entre eux. Ce test est celui de la ceinture scapulaire qui permet d'orienter le patient vers l'un ou l'autre des praticiens spécialisés. Dans le cadre de notre diagnostic des troubles cranio-mandibulaires, il est donc possible de diagnostiquer : une pathologie descendante, un trouble oculaire primaire, une pathologie ascendante avec un œil primaire ou adaptatif postural et une pathologie mixte. La prise en considération de ces troubles dépassant la sphère oro-faciale permet de réduire considérablement le nombre d'échecs thérapeutiques.     
   
   


Bibliographie :

 
Leblanc A. " Système Nerveux Encéphalo-Périphérique ", Springer-Verlag, édit., 2001.
Sobatta J. " Atlas d'Anatomie Humaine. Tome 1 ". Paris. Editions Médicales Internationales, 1995.
Larmande P, Larmande A. Neuro ophtalmologie. Paris, Masson, édit., 1991.
Mello et al, "Update on stress and depression: the role of the hypothalamic-pituitary-adrenal (HPA) axis," Rev Bras Psiquiatr, vol. 25, pp. 231-8, Oct 2003. 
Zonnenberg AJ, Van Maanen CJ, Oostendorp RAB, Elvers JWH. Body posture photographs as a diagnostic aid for musculoskeletal disorders related to temporomandibular disorders (TMD). J Craniomandib Prac 1996; 14 : 225-32.
Cuccia A, Caradonna C. "The relationship between the stomatognathic system and body posture." Clinics (Sao Paulo). 2009; 64(1):61-6. Review.
Wrigth EF, Domenech MA, Fischer JR. Usefulness of posture training for patients with temporomandibular disorders. JADA.2000;131:202-211. 
Dupas PH, Dupas G. Occlusodontie et posture. Cah. Prothèse, 2000, 110 : 21-34.
Dupas PH, Graux F, Picart B. Mise au point posturale. Stratégie Proth., 2003, vol 3, n°2 : 155-159.
Dupas G. " Occlusodontie et ostéopathie : la rencontre ". Mémoire de fin d'étude d'ostéopathie ; E.S.O. Genève,1999. Paris, 2000.



   
       
              Mr Grégory DUPAS             
          photoid   
           

Samedi 19 Mars 2011: 11h00-12h30

           

Travaux dirigés occlusion et posture. Approche ostéopathique

 
         
Osteopathe         
En collaboration avec Pr Pierre Hubert DUPAS  
         
         
 
         
         
    Lors de ces travaux dirigés, les confrères seront initiés à la manipulation de la ceinture scapulaire afin qu'ils puissent diagnostiquer : une pathologie descendante, un trouble oculaire primaire, une pathologie ascendante avec un œil primaire ou adaptatif postural et une pathologie mixte.       
   
   
 
     
                  Dr Dominique ESTRADE             
          photoid         
Docteur En Chirurgie dentaire         
  Attaché Occlusodontologie PARIS DESCARTES           
         
         
         
 
         
         
         
 
         
PARIS    
 
           
           

Samedi 19 Mars 2011: 19H00-12h30

           

travaux pratiques: Analyse Occlusale et équilibration

            Une analyse occlusale se conduite  en deux temps
1er temps :    Examens des rapports d'occlusion  grâce au montage en articulateur.
2ème temps : Harmonisation des rapports dentaires avec le rapport de relation centrée                            de manière à faire coïncider l'OIM et l'ORCL'Objectif de ces travaux pratiques est Dans une première partie
l'Observation des modèles permettant de visualiser l'organisation des arcades et leur altération
l' observation des structures dentaires et recherche des altérations des zones d'appuis, des zones de guidages qui d'un point de vue fonctionnel peuvent compromettre la stabilité occlusale voire imposer une adaptation fonctionnelle de l'appareil manducateur
l'Observation des tissus de soutien et des altérations parodontales (migration physiologique, hyperfonction, hypofonction, localisation de mylolyse)Dans une seconde partie
l'Equilibration proprement dite qui consiste à éliminer les prématurités et les interférences de manière à ce que l'OIM et l'ORC soient confondues et à obtenir un guidage antérieur
L'Equilibration qui suit  3 étapes :
Elimination des prématurités en RC       
Elimination des interférences en latéralités     
Elimination des interférences en propulsion         
       
                        Dr Bernard FLEITER             
          photoid                   
Docteur en chirurgie dentaire         
Maitre de conférence des universités - praticien Hospitalier  
Université  PARIS DESCARTES         
responsable de l'enseignement de l'occlusodontologie et   du Diplôme Universitaire de Troubles Fonctionnels Orofaciaux.         
         
consultation Douleur et Dysfonctions Orofaciales         
Hôpital Charles Foix à Ivry sur Seine  
commission professionnelle des Chirurgien-dentistes   de la Société Française d'Etudes et de Traitements de la Douleur .         
         
         
         
         
         
PARIS         
           

Vendredi 18 Mars 2011: 11h00-11h45

           

Diagnostic différentiel des DAM

            En moyenne 25% de la population générale a connu un épisode de douleur chronique orofaciale bénigne. Un des premiers thérapeutes consulté par ces patients est le chirurgien dentiste.Reste à déterminer si l'étiologie est locale  ou liée  à un trouble systémique et si la prise en charge est dans le champ de compétence du chirurgien dentisteLe diagnostic différentiel s'appuie principalement sur l'entretien clinique (durée, caractère, localisation et fréquence de la douleur; facteurs aggravants et déclenchants, ainsi que sur l'examen clinique.Citons les principales catégories diagnostiques en question.   

  1 Les Céphalées Primaires :
La migraine touche particulièrement les femmes (75%), survient avant 40 ans et souvent pendant l'enfance. C'est une douleur pulsatile, qui intéresse l'hémi-face alterne entre le coté gauche et droit. Les symptômes l'accompagnant sont : phonophobie, photophobie, nausées, vomissements, trouble de l'humeur, somnolence. Elle dure de quelques heures à quelques jours.La migraine touche 12% de la population.
La céphalée tensive est une douleur en casque. Elle donne l'impression d'avoir " la tête dans un étau ". Elle est bilatérale, en rapport avec un effort intellectuel ou physique.
L'algie vasculaire de la face touche en particulier les hommes (90%) entre 10 et 30 ans. La douleur est continue, très forte voire atroce. Elle se situe au nouveau orbitaire dans l'aile du nez, elle intéresse le trajet de la branche du V2 et V3, unilatérale et n'alterne jamais.Il n'y a pas d'aggravation à l'effort et il n'y a pas de facteur déclenchant, la durée varie de quelques minutes à quelques heures. Elle survient souvent la nuit.La fréquence est quotidienne par salves de 3 à 10 semaines. Les symptômes l'accompagnant sont : larmoiements, obstruction nasale, trouble du comportement comme la déambulation, l'agitation.
Les glossodynies, stomatodynie : la douleur est équivalente à celle d'une brûlure, c'est une douleur extrêmement violente et très invalidante. Le patient a la sensation d'avoir la " bouche en feu ". Elle concerne principalement les femmes de 55 -60 ans.


2 Les Céphalées Secondaires (causées par une pathologie ou un dysfonctionnement reconnu) :
Céphalée causée par une tumeur cancéreuse intracrânienne, c'est une douleur de plus en plus forte sans rémission et sans palier liée au développement de la tumeur.
Céphalée vasculaire :
L'artérite temporale est une douleur battante unilatérale avec tremblement
Céphalée médicamenteuse due à un surdosage des antalgiques par le patient (automédication).
Céphalée infectieuse. Elle peut-être de différents ordres : dentaire, sinusienne… (ex : cellulite mal traitée)


3 Les douleurs neuropathiques :La douleur neuropathique est une douleur causée par une atteinte du système nerveux (des nerfs, de la moelle épinière ou du cerveau).

4 Les douleurs liées aux infections ORL, ophtalmologiques et aux désordres rhumatologiques tels l'arthrite rhumatoïde représentent un diagnostic différentiel souvent envisagé.La connaissance de ces entités diagnostiques aidera le praticien à prendre en charge dans les meilleures conditions ou orienter au plus vite le patient , sans engager de traitement non adapté. Les collaborations médicales engagées valoriseront la prise en charge par le chirurgien-dentiste en relation avec les différents partenaires impliqués dans la prise en charges des douleurs chroniques rebelles.          
       
                Dr Pierre Marie GAGEY             
          photoid                             
Docteur en Médecine         
Président Fondateur de l'Association Française de Posturologie  
Promoteur de la stabilométrie informatisée normalisée en France  
Membre actif de l'International Society for Postural and Gait Research         
           
         
         
 
         
         
         
           
 
         
         
PARIS         
           

Samedi 19 Mars 2011: 9h00-9h45

           

Mécanismes de la régulation posturale

            Il est actuellement admis que la posture de l'homme est contrôlée par un système éclaté qui reçoit ses informations de l'œil, du vestibule, de la sole plantaire, mais aussi de la proprioception musculaire et cutanée qui situe ces différents exocapteurs les uns par rapport aux autres.
    congres Les manipulations de ces différentes entrées du système postural provoquent des réactions organisées à un niveau non métamérique, mais néanmoins appelées en général des réflexes posturaux (réflexe labyrinthique de Magnus, réflexe visuel, réflexe nucal, réflexe oculomoteur, loi des canaux).Cette organisation du tonus postural, en lien avec l'organisation des asymétries gestuelles, constitue des typologies qui sont peut-être ce que certains cliniciens nomment les chaînes musculaires ?

  Il a été montré qu'une bonne occlusion ne modifie pas le tonus postural. On peut donc logiquement se poser des questions si l'on constate des modifications du tonus postural à la suite d'une manipulation des informations occlusales. 
Bibliographie
 
Magnus R. (1924) Körperstellung. Springer (Berlin).
Fukuda T. (1981) Statokinetic Reflexes in Equilibrium and movement. University of Tokyo Press, Tokyo.
Baron J.B. (1955) Muscles moteurs oculaires, attitude et comportement locomoteur des vertébrés. Thèse de Sciences, Paris,
Gagey P.M. Weber B. (2007) Posturologie Régulation et dérèglements de la station debout. Troisième édition., Préface du professeur Henrique Martins da Cunha, Masson-Elsevier, Paris. 
Perinetti G. (2006) Dental (normal*) occlusion and body posture: No detectable correlation. Gait & Posture 24 165-168. 
Helbert S. (2010) Latéralité et asymétrie de la posture orthostatique. In B. Weber et Ph. Villeneuve (Eds) Posturologie clinique. Tonus, Posture et attitudes. Masson, Paris : 115-119.
[* j'ai ajouté (normal) pour éviter toute interprétation erronée par des personnes qui n'auraient pas lu cet article] 
         
                 
            Dr Christelle GREMEAU- RICHARD             
          photoid                   
Docteur en chirurgie dentaire         
Maitre de conférence des universités - Praticien Hospitalier  
Université D'Auvergne         
INSERM E 0216 -Neurobiologie de la douleur trigéminale         
         
 
         
         
           
         
 
CLERMONT-FERRAND         
           

Vendredi 18 Mars 2011: 14h45-15h30

           

Le point sur les Stomatodynies

            La stomatodynie est une maladie chronique caractérisée par une sensation de brûlure, spontanée de la muqueuse buccale sans qu'aucune lésion clinique, anomalie radiologique ou biologique ne puissent être détectée. La prévalence de la stomatodynie est de 0,7% de la population générale  mais cette prévalence est bien plus élevée dans la population des femmes ménopausées. En effet, les patients atteints de stomatodynie sont majoritairement des femmes et l'âge moyen de début des symptômes est de 60 ans. Les mécanismes physiopathologiques responsables de cette entité douloureuse sont encore méconnus. La stomatodynie a longtemps été considérée comme un exemple de " psychalgie " mais cette position est aujourd'hui dépassée. Les données récentes montrent que la stomatodynie serait en fait la conséquence d'une altération du système nerveux périphérique et/ou central. En effet, bien que les mécanismes précis ne soient pas encore élucidés, une altérations des fibres nerveuses périphériques de la cavité buccale a été observées chez les patients atteints de stomatodynie. D'autre part, des anomalies du système nerveux central ont également été mises en évidence chez ces patients avec, entre autre, une activité réduite de la dopamine endogène.La prise en charge des patients atteints de stomatodynie se révèle difficile et les traitements administrés donnent des résultats variables, souvent décevants. Une meilleure connaissance des mécanismes qui sous-tendent la stomatodynie est necessaire afin de développer des stratégies préventives et des traitements basés sur des mécanismes identifiés.
   
   
         
       
                      Dr Claude HODEZ             
          photoid         
Docteur en Médecine
Ancien Interne Chef de Clinique Nancy  
Médecin radiologue  
chargé de cours " l'imagerie en coupes " à la Faculté d'Odontologie de Nancy.                   
Membre du bureau du CIREOL (Collège d'Imagerie pour la Recherche et l'Enseignement en OrL). Société francophone d'Imagerie Tête et Cou.         
 
         
         
         

NANCY         
           

Jeudi 17 Mars 2011: 11H00-11h45

           

Apport de l'imagerie 3D dans le diagnostic des  DAM

L'exploration en imagerie des articulations temporo mandibulaires fait appel actuellement à deux types d'imagerie.Les techniques utilisant les rayons X comportent les clichés panoramiques dentaires bouche fermée, bouche ouverte, complétés ou non par des zonographies, et l'imagerie en coupes utilisant le scanner ou l'imagerie par faisceau conique dite cone beam. Les renseignements fournis sont presque exclusivement limités aux éléments osseux : centrage des condyles, amplitude et symétrie des déplacements, interlignes et surfaces articulaires, structure osseuse. Dans la grande majorité des DAM, les examens sont normaux ou objectivent une arthropathie dégénérative plus ou moins évoluée L'IRM renseigne non seulement sur l'os et les surfaces articulaires mais permet l'examen de l'appareil disco-ligamentaire. Examen en principe idéal pour l'exploration des DAM puisque non invasif, non irradiant et fournissant des renseignements d'une grande précision sur l'état disco-ligamentaire. Mais la déception liée aux différentes tentatives thérapeutiques, en particulier chirurgicales a restreint cet engouement initial et par là même les exigences en imagerie. L'attitude thérapeutique médicale actuelle tend à privilégier l'examen clinique et à limiter l'imagerie aux cas douteux, suspects et aux échecs thérapeutiques inexpliqués.         
       
                            Dr Alain HOORNAERT             
          photoid                   
Docteur en Chirurgie-Dentaire         
Docteur en Sciences odontologiques         
Maître de Conférence des Universités - Praticien Hospitalier           
Université Nantes  
         
         
         
         
         
         
 
NANTES  
           

Vendredi 18 Mars 2011: 9h45-10h30

           

Les fonctions occlusales

Les travaux de Jean-François LAURET et Marcel LEGALL et le concept de réhabilitation occlusale qui en découle sont inspirés des travaux remarquables de Lunden & Gibbs, et du bon sens clinique de Jean François Lauret qui a pertinemment remarqué que les mouvements de diductions et de procclusion exécutés sur le fauteuil du dentiste lorsque celui ci contrôle l’occlusion d’un patient sont loin d’êtres naturels et surtout non utilisés dans les fonctions oro-faciales.Il a observé avec minutie les mouvements réalisés par la mandibule lors des cycles de mastication, et les traces de la fonction sur les reliefs occlusaux des dents et établi les corrélations entre physiologie musculaire, mouvement mandibulaire et anatomie occlusale lors de la fonction de mastication.A partir de là il a proposé une nouvelle approche de l’équilibration occlusale applicable dans le cadre de l’optimisation de la fonction manducatrice aussi bien pour les restaurations prothétiques que pour les corrections de l’occlusion.La mastication est une fonction importante de notre physiologie, c'est le premier stade de la digestion. La fonction de mastication permet la préparation du bol alimentaire et son broyage pour en faciliter la digestion. La mastication met en jeu notre système manducateur (système musculaire, système nerveux, les A.T.M., la denture) et est composée de deux types de mouvements fonctionnels: l'incision et le cycle de mastication.
   
   
           
Bibliogaphie

 
Occlusion et fonction? une approche clinique et rationnelle » LEGALL, LAURET, coll. JPIO , Editions CDP - 2002
Occlusodontologie-Lexique » CNO,éditions QUINTESSENCE INTERNATIONAL-2001
L'articulation temporo-mandibulaire des hominidés » PICQ, coll. cahiers de paléoanthropologie- Ed. du Centre national de la recherche scientifique 1990                      
       
          Dr Maxime JAISSON             
          photoid                   
Docteur en Chirurgie-Dentaire         
Assistant Université Reims Champagne Ardenne         
UFR Odontologie REIMS         
Master de biomécanique         
Doctoratn université Reims "Biomécanique de l'Appareil Manducateur"  
         
 
         
         
         
         
 
         
REIMS  
           

Jeudi 17 Mars 2011: 11h45-12h30

           

Analyse de la Cinématique mandibulaire en 3D

            Une des grandes problématiques de notre métier est de préserver ou rétablir la fonction  occlusale. Cette fonction ne peut se faire que grâce à une organisation et une anatomie dentaire en accord avec le système stomatognathique et propre à chaque patient. Système dans lequel nos restaurations prothétiques s'incorporent. Cette organisation occlusale rassemble à la fois l'orientation du plan d'occlusion, la valeur de la pente incisive mais surtout la morphologie occlusale caractérisée par les pentes cuspidiennes. La prise en considération de ces paramètres a pour but de prévenir les interférences et contacts prématurés. Ces derniers pouvant avoir de possibles conséquences sur la pérennité de nos restaurations, la santé parodontale ainsi que le bon fonctionnement neuro-musculo-articulaire.
Ces reconstructions occlusales doivent s'intégrer dans les cycles masticatoires sans heurt ni inconfort. La compréhension et la simulation de la cinématique mandibulaire en 3D est donc un élément important à maîtriser, car c'est au cœur de l'articulation que nous allons chercher l'empreinte laissée par les mouvements imposés par la morphologie occlusale, sur la forme de l'articulation afin de reproduire une anatomie occlusale en parfait accord avec la fonction.Pour cela, il existe sur le marché,  différentes solutions d'enregistrement de la cinématique mandibulaire ainsi qu'un grand nombre d'articulateurs tentant de la reproduire. 
En fonction des différentes situations cliniques, Il existe plusieurs chemins  afin de définir la marque occlusale optimale de chaque individu.
1. Pour les restaurations de grandes étendues avec la perte de guidage dentaire.L'enregistrement et la reproduction de la cinématique mandibulaire est alors nécessaire. Afin d'enregistrer les mouvements mandibulaires du patient, un axiographe peut être utilisé. La récupération des données angulaires de déplacement des condyles nous permet ensuite de programmer notre articulateur.
2. Dans le cas de restaurations de faible étendue avec  conservation des guidages dentaires. Lorsque nous faisons appel à un prothésiste, celui-ci peut confronter les modèles en se basant sur les facettes d'abrasions, véritable témoins des trajets fonctionnels. Une autre technique dénommée " FGP " "fonctionnaly generate path " enregistre grâce à un matériau plastique l'empreinte laissée par la dent antagoniste lors des mouvements limites. Cette technique, également utilisée dans certains procédés de CFAO  optimise l'anatomie occlusale de la ou les dents à restaurer puisque s'intégrant parfaitement dans l'aire de contact fonctionnelle. 
Dans notre pratique quotidienne, nous sommes amenés à nous intéresser à la simulation de la cinématique mandibulaire lorsque les nombreuses informations occlusales ont été perdues. Sans cetet simulation , nous pourrons toujours mener à bien nos traitements prothétiques mais les morphologies occlusales  seront émoussées afin de ne pas engendrer de contacts interférents dans les mouvements mandibulaires. Il est compréhensible,aujourd'hui,  face à la complexité des systèmes d'enregistrements de cette même cinématique que le choix du praticien se porte vers des articulaires préprogrammés avec des valeurs moyennes. Mais les progrès technologiques actuels nous promettent un avenir radieux… 
   
   

    BIBLIOGRAPHIE
 
LEVIN, A. Electrognathographics. Atlas of diagnostic procedures and interpretation. Chicago, Quintessence Publ. Co. Inc., edit., 1985
TOUBOL, J.-P.; MICHEL, J.-F. ; VERGNES, C.Considérations sur l'angle cuspidien en prothèse fixée.Quest. Odonto-Stomat., 41 : 109-120, 1986.
LUNDEEN H.C., GIBBS C.H. ; Advances in occlusionLondon, John Wright PSG Inc edit 1982
KREBS M, GALLO L.M, AIROLDI R.L, PALLA S.A new method for three-dimensional reconstruction and animation of the temporomandibular joint.Ann Acad Med Singapore 1995 ; 24 : 6-11.
PEREZ DEL PALOMAR A, DOBLARE M.An accurate simulation model of anteriorly displaced TMJ discs with and without reduction.Med Eng Phys 2007 ; 29 : 216-26.
SLAVICEK R.Relationship between occlusion and temporomandibular disorders: implications for the gnathologist.Am J Orthod Dentofacial Orthop. 2011 Jan;139(1):10, 12, 14                 
       
            Dr Vincent JARDEL             
          photoid                   
Docteur en Chirugie dentaire         
Maître de Conférence des Universités - Praticien Hospitalier         
Universite Bretagne occidentale               
         
 
         
         
         
         
         
 
         
BREST         
           

Jeudi 17 Mars 2011: 14H00-17h30

           

Enregistrement de la Relation Inter-Maxillaire(TP)

Le  but de ce TP est d'enregistrer sur chaque participant une ou plusieurs RIM à l'aide de silicones fournis. Les participants seraient associés en binômes. et doivent eter munis des moulages de leur arcades et d'une butée Jig en résine. s'ils n'en ont pas ils pourront la faire en pâte de Kerr marron sur place. (pâte de Kerr à prévoir + torche + vaseline).Les participants testeront plusieurs produits du marché . Ils apprendront à corriger au bistouri les clefs en silicone pour permettre l'engrènement des modèles main à main ( nous ne proposons pas la mise en articulateur ( TP connexe))
   
 
             
       
          Mme Roseline LALAUZE-POL             
          photoid                 
Masseur-Kinésithérapeute         
Ostéopathe         
Universite Nice Sophia Antipolis UFR d'Odontologie                 
DU Anatomie appliquée -clinique et Imagerie Médicale         
D.U. Mécanique et Techniques Obstétricales, Besançon 2001         
D.U. Perception, Action, Troubles d'Apprentissage, Dijon 2010  
Service de chirurgie maxillo-faciale et de stomatologie.           
  CHU pédiatrique Robert Debré Paris 75019         
         
           
 
         
PARIS         
           

Vendredi 18 Mars 2011: 9H45-10h30

           

Plagiocéphalies et ATM

            Depuis une quinzaine d'années, la plagiocéphalie posturale d'origine positionnelle -PPOP- a une prévalence qui s'est fortement augmentée à la suite des conseils de couchage des nouveau-nés et des nourrissons de l'Académie Américaine de Pédiatrie pour prévenir la mort subite du nourrisson. Dans la PPOP, il n'existe pas de synostose suturale.
  En parallèle au développement des PPOP, les asymétries faciales, souvent associées à des troubles transversaux d'articulé dentaire, ont augmenté. Cependant les enfants développant une PPOP ne présentent pas tous des troubles transversaux
  Les signes cliniques de la PPOP sont un méplat occipital, le plus souvent latéralisé, une bosse occipitale contro-latérale et une bosse frontale homo-latérale, favorisant la mise en place d'une asymétrie faciale. Selon les critères de l'harmonie faciale de EMC, les lignes faciales (verticale et horizontales) ne sont plus orthogonales, les oreilles ne sont plus à la même hauteur, du côté de la PPOP, l'oreille est antériorisée et décollée. 
L'analyse scanner des PPOP montre que les axes des pyramides pétreuses ne sont plus symétriques dans le plan horizontal. Dans ce cas, les ATM ne seront plus situées dans le même plan frontal. En parallèle, avec la mise en place des fonctions manducatoires, mais aussi phonatoires, les muscles pourront fonctionner de manière asymétrique ; ce qui pourra faire le lit des futurs troubles fonctionnels, voire pathologiques des ATM.
Dès la première année, la prise en charge ostéopathique précoce des PPOP, telle qu'elle  est conduite à Hôpital R Debré, permet d'amoindrir, voire de corriger, la plagiocéphalie et l'asymétrie craniofaciale. Plus tardivement, entre 3  et 6 ans, le traitement sera pourra être joint à un traitement d'ODF précoce.  
       
                        Dr Olivier LAPLANCHE             
          photoid                         
Docteur en Chirugie dentaire         
Maître de Conférence des Universités - Praticien Hospitalier         
Universite Nice Sophia Antipolis UFR d'Odontologie                 
         
         
 
         
         
         
           
 
         
NICE         
           

Jeudi 17 Mars 2011: 9H45-10h30

           

Choix de la position de référence mandibulaire

Lors de l'enregistrement de l'occlusion , quelque soit la discipline odontologique , prothèse orthodontie, occlusodontie, le clinicien doit déterminer quelle position mandibulaire utiliser :OIM: occlusion d'Intercuspidie maximale ou Relation Centrée ??.
Se fier à "l'occlusion du patient " en argumentant que celle ci lui est habituelle présente un certain nombre de risques si elle n'est pas physiologique : perreniser une occlusion pathogène, augmenter les contraintes au sein de l'appareil manducateur, perdre une chance d'améliorer l'ergonomie du fonctionnement manducateur.
Pour éviter ces risques, une méthodologie clinique simple repose sur quelques questions cliniques simples :
1) L'occlusion d'intercuspidie maximale de mon patient est elle physiologique ? l'analyse clinique préalable des fonctions occlusales de centrage (position mandibulaire en O.I.M.) et de calage (stabilité mandibulaire et dentaire en OIM ) selon des critères facilement objectivables permet de valider l'OIM et de l'utiliser à bon escient.
2) Cette O.I.M. sera t'elle conservée pendant le traitement à venir ? Ceci n'est pas toujours le cas en prothèse fixée avec la préparation corono périphérique des dents piliers ou l'avulsion de certaines dents non conservables, (perte des contacts occlusaux qui créaient cette O.I.M.) ou encore en orthodontie. L'O.I.M. devient alors impossible à reproduire de façon fiable au laboratoire et perd la qualité essentielle d'une position de référence : être réitérative.
3) Si l'O.I.M. n'est pas valide, quelle position utiliser ? Les références  dentaires ne sont pas utilisables,  la relation articulaire de référence doit alors être utilisée. Cette relation articulaire exploitera tous les avantages de la relation centrée : sa totale physiologie pour le fonctionnement manducateur, sa répétitivité et sa reproductibilité au laboratoire sur articulateur.La possibilité de réaliser des modifications de Dimension Verticale d'Occlusion en relation centrée sera un atout essentiel pour la réussite des grandes réhabilitations.
4) Cette relation articulaire est elle valide ?Comme l'OIM, cette relation articulaire devra elle aussi être évaluée : des relations intra-articulaires physiologiques, une absence de Dysfonctionnement de l'Appareil manducateur . Quelques gestes cliniques simples permettront là aussi un dépistage et un diagnostic fiable et précis

Le choix d'une position de référence adéquate conditionne la réussite de l'intégration fonctionnelle et occlusale des traitements réalisés, le confort manducateur retrouvé de notre patient mais aussi la facilité de réalisation.Il est donc nécessaire de réaliser des choix judicieux, cliniquement fiables, répétitifs et ergonomiques, argumentés sur des bases de la physiologie de l'occlusion et de l'appareil manducateur.              
       
                              Pr Armelle MANIERE             
          photoid       
Docteur en chirurgie Dentaire       
Spécialiste qualifié en ODF
Docteur d'Etat en Odontologie
Professeur des Universités, U.F.R d'Odontologie, Université de Nice  Sophia-Antipolis
Praticien hospitalier des Centre de Soins, d'Enseignement et de Recherche Dentaires
Vice-Doyen, Responsable de la Pédagogie, UFR Odontologie de Nice
Membre et Past-Président du Collège National d'Occlusododontologie
Membre de l'European Academy of Cranio-mandibular Disorders (full member)         
NICE         
           

Vendredi 18 Mars 2009: 9h40-10h30

           

Orthodontie et Dysfonctionnement de l'Appareil Manducateur

          Depuis longtemps les patients et les praticiens relancent les mêmes affirmations :  c'est l'orthodontie qui a " généré " un DAM  ou son contraire : le traitement ODF va  traiter  un DAM, prévenir le DAM en prenant en charge la malocclusion et ne jamais en créer! …Il existe de nombreuses études, depuis très longtemps qui donnent des réponses relativement consensuelles sur l'absence de relation entre ODF et DAM !
L'objectif de cette présentation est de faire une analyse de la littérature et d'en tirer des conclusions  sur  leur pertinence et donc sur les comportements que l'on doit avoir lorsqu'on décide d'entreprendre un traitement orthodontique. Deux situations vont se poser : est-ce qu'il existe des patients pour lesquels un traitement orthodontique est indiqué ou risqué face à sa malocclusion ou à sa typologie ?
Que faire lorsqu'un patient présente un DAM (de quel type) ? et qu'il est nécessaire ou qu'il souhaite un traitement orthodontique ?
Dans tous les cas,  des règles de bonne conduite thérapeutique doivent guider notre prise en charge pour le présent et le futur de nos patients, enfants, adolescents et adultes.
Bibliographie


Belotte L, Manière-Ezvan A. Dysfonctionnement  de l'appareil manducateur et malocclusion: existe-t-il une relation ? Revue systématique de la littérature. Rev Orthop Dento-Facial Orthod 2010, à paraître.
Luther F, Layton S, McDonald F. Orthodontics for treating temporomandibular joint (TMJ) disorders.
Cochrane Database Sys Rev. 2010 ; 7 (7) : CD006541.
Macfarlane TV, Kenealy P, Kingdon HA, Mohlin BO, Pilley JR, Richmond S, Shaw WC. Twenty-year cohort study of health gain from orthodontic treatment : temporomandibulardisorders. Am J Orthod Dentofacial Orthop. 2009 ; 135 (6) : 692.el-8.
McNamara JA Jr. Orthodontic treatment ant temporomandibular disorders. Oral Surg Oral Med Oral Pathol Oral Radiol Endod. 1997 ; 83 (1) : 107-117.
Michelotti A, Iodice G. The role of orthodontics in temporo-mandibular disorders. J Oral Rehabil. 2010 ; 37 (6) : 411-429      
       
              Dr Bernard MANTOUT             
          photoid                             
Docteur en chirurgie dentaire         
Praticien Attaché (Service de Stomatologie et Chirurgie Maxillo-Faciale, CHU La Timone, Marseille)  
Chargé d'Enseignement DU d'Occlusodontie(Faculté d'Odontologie de Marseille)         
Certificat de Physiologie Oro-Faciale         
Membre de la Société Française de Recherche et de Médecine du Sommeil (SFRMS)         
Président de la Société Française d'Orthosomnie Oropharyngée (SFO2)  
 
         
         
         
         
MARSEILLE         
           

Vendredi 18 Mars 2011: 14h45-15h30

           

Apnées du sommeil : rôle de l'odontologiste.

            Le rôle de la médecine bucco-dentaire  dans  la prise en charge des troubles ventilatoires du sommeil comme la ronchopathie ou le syndrome d'apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAOS), est unanimement reconnue par la médecine du sommeil. Ce rôle à triple facette concerne à la fois la détection, la prévention et le traitement par orthèse d'avancée mandibulaire (OAM). Les indications de ces OAM sont très clairement définies, allant de la prise en charge du ronflement " simplex", socialement perturbant, à celui des  SAOS les plus sévères, en seconde intention alors, après échec ou refus  par le patient du traitement de référence constitué par la pression positive continue (PPC).Les contre-indications, totales ou partielles, sont d'évidence, sous-tendues par un déficit touchant l'un des composants de l'appareil manducateur, une pathologie à risques particuliers, ou par l'âge du malade.La mise en ouvre des OAM doit se faire selon un protocole strict et dans le cadre d'une collaboration multidisciplinaire efficiente (médecin du sommeil, ORL, chirurgien-dentiste traitant, etc). Ces différentes étapes cliniques  seront décrites, depuis la consultation initiale, jusqu'au contrôle final d'efficacité, en passant par les étapes de réglages de l'avancée mandibulaire , c'est à dire les étapes de titration.
   


Bibliographie :

Mantout B, Philip-Joet F, Cheynet F, Zattara H. Odontologie et apnées du sommeil. Synergie Prothétique 2000;2(1):43-52.
Kato J, Isono S, Tanaka A, Watanabe T, Araki D, Tanzawa H, Nishino T. Dose-dependent effects of mandibular advancement on pharyngeal mechanics and nocturnal oxygenation in patients with sleep-disordered breathing. Chest. 2000 Apr;117(4):1065-72.
Mantout B, Bellot-Samson V, Cheynet F, Chossegros C, Blanc JL. Syndrome d'apnées obstructive du sommeil : le point sur les orthèses endo-buccales. Rev Stomatol Chir maxillofac 2003;104(2):1S53-1S57.
Giordanella JP. Rapport sur le thème du sommeil, Ministère de la Santé et des Solidarités dec 2006:5-10. http://www.sante.gouv.fr/htm/actu/giordanella_sommeil/rapport.pdf
Fleury B. Quelle orthèse choisir et comment définir l'avancée efficace ? Rev Mal Respir 2006;23:7S55-7S57.
Mantout B, Philip-Joet F, Lief F, Cheynet F, Chossegros C. SAOS, en quête d'orthèse idéale. Info Dent 2006;88(3):69-72.
Lim J, Lasserson TJ, Fleetham J, Wright JJ. Oral appliances for obstructive sleep apnoea. Cochrane Database of Systematic Reviews 2006, Issue 1. Art. No.: CD004435. DOI: 10.1002/14651858.CD004435.pub3.
Levendowski DJ, Morgan TD, Patrickus JE, Westbrook PR, Berka C, Zavora T, Popovic D. In-home evaluation of efficacy and titration of a mandibular advancement device for obstructive sleep apnea. Sleep Breath. 2007 Sep;11(3):139-47.
Cohen-Levy J, Fleury B, Pételle B. Dépistage de l'apnée obstructive du sommeil. Rôle du chirurgien-dentiste. Info Dentaire 2008;90(37):2093-2096.
Fleury  , Nguyen XL, Rakotonanahary D, Cohen-Levy J , Pételle B. Mise en place du traitement du SAOS. Revue de Pneumologie clinique 2009;65:214-218.
Cohen-Levy J. L'orthèse d'avancée mandibulaire en pratique : pose et titration. Rev Orthop Dento Faciale 2009;43:345-349.
Mantout B. Apnées du sommeil, ouvrons l'œil ! Convergences 2009;4:34-37.
Aarab G, Lobbezoo F, Hamburger HL, Naeije M. Effects of an oral appliance with different mandibular protrusion positions at a constant vertical dimension on obstructive sleep apnea. Clin Oral Investig. 2010 Jun;14(3):339-45.
         
                 
                Dr Anne MORIN-KLECHA             
          photoid                         
Docteur en Chirugie dentaire         
Maître de Conférence des Universités - Praticien Hospitalier         
Universite Reims ChampagnE Ardenne                    
UFR d'Odontologie         
         
 
         
         
         
           
 
         
REIMS         
           

Jeudi 17 Mars 2011: 11H45-12h30

           

Diagnostic des Dysfontions de l'Appareil Manducateur

            Les Dysfonctions de l'Appareil Manducateur (DAM) correspondent à un ensemble d'affections impliquant la musculature masticatrice et/ou les articulations temporomandibulaires (ATM), induisant douleur et/gêne fonctionnelle. Le diagnostic repose sur les données de l'entretien puis de l'examen clinique, et dans une moindre mesure sur les examens complémentaires. L'entretien et l'examen clinique peuvent être systématisés ce qui améliore la reproductibilité et la fiabilité de la démarche diagnostique. La fiche d'entretien et d'examen clinique émanant de l'European Academy of Craniomandibular Disorders, qui sert de guide et de support pour le recueil des données sera présentée. L'entretien clinique permet de recueillir l'anamnèse médicale, l'ensemble des caractéristiques de la douleur, de préciser la gêne fonctionnelle, et  enfin d'appréhender la dimension psycho-sociale du patient. S'il est correctement mené, l'entretien clinique permet d'envisager une hypothèse diagnostique qui sera souvent confirmée lors de l'examen clinique. L'implication ou non du système musculo-squelettique dans la séméiologie, déterminante pour l'orientation du patient, est confirmée ou infirmée dès ce stade. Au cours de l'examen clinique, l'examinateur doit chercher à reproduire les symptômes ayant motivé la consultation.
  Le diagnostic sera plus sûr s'il y parvient. L'examen clinique permet d'évaluer les capacités fonctionnelles de l'appareil manducateur, par l'évaluation des déplacements mandibulaires (amplitude, trajectoire et vitesse d'exécution des mobilisations mandibulaires, évaluation de la puissance musculaire lors de mouvements contre résistance).  L'état des ATM est évalué au travers de leur palpation et de leur mobilisation passive et active.  La musculature masticatrice est examinée par palpation, et pour les muscles inaccessibles, par des tests fonctionnels. Les dents qui peuvent être la cause de la douleur sont examinées.
  Enfin, l'occlusion, qui détermine en grande partie les conditions de fonctionnement de l'appareil manducateur, est évaluée. L'ensemble des données recueillies lors de l'examen clinique permettront de confirmer ou infirmer l'hypothèse diagnostique envisagée à l'issue de l'entretien, et d'aboutir, dans l'immense majorité des cas, à un diagnostic positif.         
       
                            Pr Jean Daniel ORTHLIEB             
          photoid                             
Docteur en Chirurgie Dentaire
Docteur d'Université - Université de la Méditerranée (PHD)
Professeur des Universités, Université de la Méditerranée-Praticien hospitalier
Responsable de l'enseignement de l'anatomie, de la physiologie et de l'Occlusodontologie   Faculté d'Odontologie de Marseille
Ancien président du Collège National d'Occlusodontologie
Membre de l'European Academy of Craniomandibular Disorders
Président de l'International Academy of Advanced Interdisciplinary Dentistry    
MARSEILLE          
           

Jeudi 17 Mars 2011: 9h00-9h45

           

Les clés de l'occlusion: calage, centrage, guidage 

Les fonctions occlusales représentent les conditions  physiologiques de l'affrontement des dents antagonistes dans l'ensemble des fonctions manducatrices. Pour clarifier l'évaluation des relations occlusales, nous avons proposé de distinguer  les fonctions occlusales en fonction de calage, fonction de centrage et fonction de guidage. La trilogie "calage, centrage, guidage" définit simplement des rapports occlusaux induisant :
- une stabilisation dentaire et mandibulaire durable (calage) : L'intercuspidie intéresse simultanément la quasi totalité des dents cuspidées. 
- une position mandibulaire de référence non contraignante (centrage) : la position d' intercuspidie autorise la crispation des mâchoires avec un minimum de contrainte musculo-articulaire.
- des mouvements mandibulaires symétriques, simple et non bridés (guidage) : l'accès à l'intercuspidie se fait sans obstacle postérieur, sans limitation antérieure.
L'optimisation des fonctions occlusales doit permettre de maintenir durablement des fonctions manducatrices efficaces et économes.
L'anomalie de l'occlusion, ou dysfonctionnement occlusal est caractérisée par un affrontement conflictuel des arcades dentaires favorisant :
- Des altérations structurelles des éléments constitutifs de l'appareil manducateur,
- et/ou  comportement adaptatif perturbant la gestion ergonomique l'appareil manducateur.
Parmi ces dysfonctionnements occlusaux, on distinguera les anomalies de calage, les anomalies de centrage, les anomalies de guidage. En disposant de critères d'évaluation, il sera peut-être possible de mieux situer les seuils entre physiologie et pathogénie.  
       
                              Dr Christophe PEREZ             
          photoid                   
Docteur en Chirurgie Dentaire  
ancien assistant UFR Odontologie Marseille  
attaché Unité douleur orofaciale/Occlusodontologie         
         
         
           
         
         
 
         
           
         
         
MARSEILLE         
           

Jeudi 18 Mars 2011: 14H45-15h30

           

Restaurations prothètiques scellées en ORC

              Le choix de la relation inter maxillaire consiste à choisir une position mandibulaire qui pourra être " enregistrable " tout au long d'un traitement prothétique.Soit nous choisirons pour notre  reconstruction prothétique les rapports dento-dentaires du patient : nous utiliserons la relation dento dentaire qui est l'Occlusion d'Intercuspidie Maximale (O.I.M), soit la relation dento dentaire est instable  et nous reconstruirons notre patient dans une relation articulaire qui est la relation centrée (R.C.). La relation centrée (RC) est une situation condylienne de référence sans contacts dento-dentaires dont l'enregistrement est guidé par le praticien. Le choix de la  Relation Centrée caractérise des reconstructions de grande étendue.L'objectif de cette conférence est de présenter comment organiser facilement un traitement prothétique en  R.C.de façon systématique.
 
Bibliographie
 
  Orthlieb J.D.,Le plan de traitement et les 8 critères occlusaux de reconstruction (OCTA)Stratégie Prothétique, Vol. 3 ?N°2, 2001? ?
M. Laurent, J. Amsellem, J.-P. Ré, G. Laborde.La simulation de l'occlusion en prothèse fixéeLes cahiers de prothèse, Nº 128, 2004
Orthlieb J.-D., Laborde G., Bezzina S., Gros P.Rôle de l'articulateur dans la transmission des données du cabinet au laboratoireRéalités Cliniques vol 13 n°2, pp 109-123., 2002.
Orthlieb J.-D., Ré J.-P., Perez C., Darmouni L., Mantout B., Gossin G., Giraudeau A.La relation centrée myostabiliséeLes cahiers de prothèse, Nº 141, 2008
         
       
              Pr Jacques Olivier PERS             
          photoid                   
Professeur des Universités         
Praticien Hospitalier en Sciences Biologiques (Immunologie) et Parodontologie à l’UFR d’Odontologie de Brest         
Assesseur en charge de la Recherche à l’UFR d’Odontologie de Brest         
Directeur Adjoint de l’EA 2216 « Immunologie et Pathologie)  
         
         
           
         
           
BREST         
           

jeudi 17 Mars 2011: 16h45-17h30

           

Influence des paramètres occlusaux sur la maladie parodontale

            Les maladies parodontales sont de mieux en mieux appréhendées tant dans leurs origines que dans leurs mécanismes pathogéniques. Ainsi l'étiologie bactérienne des parodontites associée à une susceptibilité de l'hôte est avérée.Parmi les nombreux facteurs secondaires décrits comme aggravant la pathologie parodontale, la participation de l'occlusion voire des dysfonctions ou des parafonctions a longtemps été controversée.  Cependant, même si il est actuellement admis que la thérapeutique occlusale constitue une partie intégrante du traitement parodontal, la mise en œuvre d'une telle thérapeutique reste souvent mal appréhendée. L'objectif de cet exposé est de savoir observer l'occlusion d'un patient afin de repérer les paramètres occlusaux qui pourront être à l'origine d'une occlusion traumatique et qui par conséquent seront à même d'aggraver des lésions parodontales déjà établies. Nous verrons ensuite quand (au sein du plan de traitement parodontal) et comment mettre en œuvre une thérapeutique par ajustement occlusal.
  
BIBLIOGRAPHIE

Kinane DF. Periodontitis modified by systemic factors. Ann. Periodontol., 1999, 4:54-64.
Hallmon WW. Occlusal trauma: effect and impact on the periodontium. Ann. Periodontol., 1999, 4:102-8.
Callas-Bennasar L, Bousquet P, Jame O, Orti V, Gibert P. Examen clinique des parodontites. EMC-Odontologie, 2005, 1:181-191.
Abjean J. L'occlusion en pratique clinique. A compte d'auteur, Saint Thonan, Cloître, 2002.
Penin-Lambert M, Pierrisnard L, Penin X. Etude comparative des arcades dentaires par la méthode procuste. Deuxième partie: les courbes occlusales. International Orthodontics, 2003, 1:183-191.
Berthelot V. Facteurs occlusaux et sévérité de la maladie parodontale. Etude prospective. Thèse d'état de docteur en chirurgie dentaire, Brest, 2007.
   
       
                      Dr Charles PIANELLO             
          photoid                             
Docteur en chirurgie dentaire         
ex Assistant UFR Odontologie PARIS DESCARTES  
         
         
 
         
 
         
         
         
         
         
CLERMONT-FERRAND  
         
           

Jeudi 17 Mars 2011: 9h45-10h30

           

Examen clinique articulaire

          Pour les arthropathies de ATM comme pour tout autre pathologie, le dépistage distingue rapidement au sein d'une population les sujets atteints par une pathologie particulière. Le diagnostic informe le patient consultant  de la conclusion de l'enquête médicale, il tend à identifier une pathologie ou un état.
Ces deux procédures adoptent la même modalité, très classique, d'exploration : la consultation médicale qui débute par l'entretien avec le patient, se poursuit par l'examen clinique proprement dit : l'observation, l'auscultation, la palpation, complété par différents tests et manipulations destinés à confirmer une hypothèse ( diagnostic positif ) ou à distinguer différentes possibilités ( diagnostic différentiel) . Des examens complémentaires peuvent être demandé pour affiner notre connaissance de la pathologie présente et ainsi proposer une thérapie mieux adaptée.
Dans ce cadre nous récapitulerons les moyens diagnostiques permettant d'évaluer les arthropathies des ATM et présenterons les tableaux cliniques des pathologies articulaires les plus fréquemment rencontrées
         
                 
                  Dr Paul PIONCHON             
          photoid         
Docteur en Chirurgie-Dentaire         
Docteur de l'Université Claude Bernard         
Diplômé d'Etudes Approfondies en Psychologie Clinique         
Maître de Conférence des Universités - Praticien Hospitalier           
Université D'Auvergne         
INSERM U 929 -Neurobiologie de la douleur trigéminale - Clermont-Ferrand         
Président honoraire  du Collège National d'Occlusodontologie  
Président honoraire  du Collège National des Chirurgiens-Dentistes de la Douleur         
Président honoraire  de la Société Française d'Etude et de Traitement de la Douleur         
Président honoraire  de la European Academy of Craniomandibular Disorders         
Membre du Conseil d'Administration de l'International Association for the Study of Pain (IASP)         
Membre du Educationnal Commitee (IASP)  
Membre de la Task Force for Developping Contries  (IASP)  
CLERMONT FERRAND  
           

Jeudi 17 Mars 2011: 9h00-9h45

           

Le patient  douloureux au cabinet dentaire : Evaluer, traiter, orienter.

            La douleur est un problème de santé publique et constitue le premier motif de consultation des cabinets dentaires. Dans la majeure partie des cas, les douleurs nociceptives aigues (infectieuses, traumatiques et post opératoires) répondent favorablement à des protocoles de traitement bien codifiés. La prévention des douleurs neuropathiques séquellaires devrait faire partie des préoccupations du chirurgien-dentiste. Dans la prise en charge des douleurs musculo-squelettiques le praticien devra faire la part entre les douleurs aïgues localisées et les douleurs chroniques généralisées qui doivent être appréhendées dans toutes les composantes de ces entités plurifactorielles. Les douleurs neuropathiques et idiopathiques nécessitent une approche plus spécialisée tant au niveau de leur évaluation que de leur prise en charge. Dans tous les cas la démarche du praticien consistera à évaluer le type de douleur concernée en fonction de la compréhension des mécanismes sous-jacent et de décider s'il prend la responsabilité du traitement ou s'il oriente le malade vers une consultation spécialisée. Reconnaître la réalité de la douleur du patient et proposer la prise en charge la plus adaptée constitue la première phase de toute thérapeutique antalgique. 
         
 
          Bibliographie  
 
               
Article L.1110-5 du code de la santé publique (Loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé) 
Bodere C., Pionchon P.  Stress et douleurs orofaciales, L'information Dentaire, N°90, 2008, pp 295-299.
Bodere C., Pionchon P. Fibromyalgie et douleurs orofaciales, L'information Dentaire,, N°40, 2006, pp 2575-2580.
Bodere C., Woda A, La douleur orofaciale idiopathique : une douleur fonctionnelle, Douleur analg. 2009;22(2):89-95.
Bodere C., Fleiter B  douleurs musculaires chroniques, Réalités Cliniques, 2007, 18, pp 363 - 376. 
Boucher Y, Pionchon P, Les douleurs orofaciales. Diagnostics et traitements, Ed CDP, Paris 2006.
Cousins MJ, Brennan F, Carr DB. Pain relief: a universal human right.Pain. 2004 Nov;112(1-2):1-4.
Goulet JP, Pionchon P, Palla S, L'évaluation du patient douloureux chronique, Réalités Cliniques, 2007, 18,  pp. 355-362.
Haute Autorité de Santé, " Prévention et Traitement de la douleur post-opératoire en Chirurgie buccale ", Recommandations pour la Pratique Clinique,  2006.
Lund j. P., Lavigne G. J., Dubner R., Sessle B. J.Douleurs oro-faciales, Des sciences fondamentales à la pratique clinique, ED Quintessence Inal.
Pionchon P, "Manifestations du psychisme dans les douleurs orofaciales", Réalités Cliniques, Les douleurs orofaciales, Vol. 5 n°2, 1994, p.241.
Pionchon, P, Causes des douleurs induites, traitement, prévention in Les douleurs induites, Institut UPSA de la Douleur, Paris, 2005, pp 123-132. Ed 2011 
Pionchon P., Joubert E., La fonction de l'entretien clinique avec le malade souffrant d'ADAM, Réalités Cliniques, 1996, Vol. 7 n°2, pp 159-175.
Pionchon P, Attitudes pratiques face à un patient souffrant de douleurs orofaciales chroniques rebelles, Réalités cliniques, 2007,Vol.18, n°4 : pp 442-443.
Pionchon  P, Le patient douloureux au cabinet dentaire : évaluer, traiter, orienter, L'information Dentaire,, N°35, 2010, pp 14-16.
Woda A, Pionchon P, Nociception et douleurs chronique orofaciales et cervicofaciales, Douleurs, N°3, 2008, pp134-143.                   
       
                                                Dr Jean Philippe RE               
          photoid                   
Docteur en Chirugie dentaire         
Maître de Conférence des Universités - Praticien Hospitalier         
Universite Méditérranée UFR d'Odontologie               
Président de la section Provence du CNO         
         
         
 
         
         
 
 
         
TOULON  
         
           

Jeudi 17 Mars 2011: 14H00-14h45

           

Restaurations prothètiques scéllées en OIM

L'intégration d'une petite restauration prothétique, de 3 éléments maximum, s'inscrit dans le schéma occlusal existant du patient. L'élément prothétique incorporé doit renforcer l'intercuspidie sans la modifier et permettre la cinématique mandibulaire sans la perturber.Une intégration occlusale réussie résulte de la conjonction de plusieurs paramètres :- une réflexion préalable, nécessaire, suite à un examen clinique succinct,- la maîtrise de la communication entre le cabinet et le laboratoire de prothèse conditionnée par les prises d'empreintes, la gestion de l'affrontement des moulages et de sa validation,- une insertion neutre et complète de la prothèse sur son pilier,- le contrôle clinique de l'intégration occlusale, la recherche, puis la suppression ou la conservation des points d'occlusion et des traces de guidage.La quotidienneté de l'acte ne doit pas faire oublier l'importance et les répercussions d'un échec prothétique.
   

Références Bibliographiques :
Davies S.Conformative, re-organized or unorganizedDental Update 2004 ; July/August : 334-45Laplanche O., Sarlin J.J.Empreintes et moulagesIn Occlusodontie Pratique. Paris : Ed. CdP ; 2000 : chap.11Laurent M., Amsellem J., Ré J.P., Laborde G.La simulation de l'occlusion en prothèse fixée.Les cahiers de prothèse 2004 ; 128 : 21-30Laurent M., Laborde G., Orthlieb J.D.Choix et enregistrement de la position de référenceIn Occlusodontie Pratique. Paris : Ed. CdP ; 2000 : chap.9Orthlieb J.D.Gnathologie fonctionnelle /  Volume 1 : occlusion et restauration prothétiqueCollection Mémento /Editions CdP ; 2010
           

vendredi 18 Mars 2011: 11H00-11h45

           

Pourquoi prescrire une gouttière occlusale ?

Dans le cadre thérapeutique des DAM, la réalisation d'une gouttière est, aujourd'hui, un acte proposé en seconde intention après un premier traitement infructueux de type rééducation fonctionnelle (psychothérapie, rééducation comportementale, physiothérapie, gymnothérapie).La gouttière occlusale a pour but d'empêcher le patient de retrouver son Occlusion d'Intercuspidie Maximale (O.I.M) habituelle et de l'obliger à placer sa mandibule dans une nouvelle occlusion, associée ainsi à un nouvel équilibre musculaire et articulaire.Mais le praticien doit impérativement expliquer et accompagner la pose de la gouttière, car il est indispensable que le  patient comprenne le principe et les enjeux de ce traitement.La gouttière occlusale est, essentiellement, un moyen de renforcer la prise en charge personnelle du patient ; elle lui offre la possibilité de se guérir lui-même.
   
   



Références Bibliographiques :
1. Carlier J.F., Ré J.P. Les dispositifs interocclusaux. Encyclopédie Médico Chirurgicale (23-390-A-10)2. Gola R, Chossegros C, Orthlieb JD. Thérapeutique occlusale. Syndrome Algo-Dysfonctionnel de l'Appareil Manducateur. Paris : Masson ; 1995 : 201-2123. Okeson JP. Management of temporomandibular disorders and occlusion. St Louis: Mosby Co., 1998.4. Orthlieb JD, Chossegros C, Cheynet F, Giraudeau A, Mantout B, Pérez C et al. Cadre thérapeutique des Dysfonctionnement de l'Appareil Manducateur (DAM). Inform Dent 2004 ;39:2626-32.5. Ré J.P., Chossegros C., El Zoghby A., Carlier J.F., Orthlieb J.D. Gouttières Occlusales : Mise au pointRevue de Stomatologie et de Chirurgie Maxillo-Faciale 2009 ; 110 :145-96. Unger F. Rôle des gouttières occlusales dans la prise en charge des désordres temporo-mandibulaires. Inform dent 2002 ;84(16):1051-8.7. Unger F. Les gouttières occlusales et autre dispositifs interocclusaux. Paris : Editions CdP ; 1995
           
       
                    Pr Olivier ROBIN             
          photoid                             
Docteur en chirurgie dentaire         
Professeur à la faculté d'Odontologie de LYON  
Université Claude Bernard Lyon 1  
UMR CNRS-INSA de Lyon -recherches sur le système nerveux autonome
consultation spécialisée ADAM - Service d'Odontologie des Hospices Civils de Lyon.
Membre de la Société Française d'Etude et de Traitement de la Douleur               
         
         
 
         
         
         
         
 
         
LYON         
           

Vendredi 18 Mars 2011: 16h00-16h45

           

Le goût inconscient

L'évaluation hédonique des odeurs et des saveurs par le cerveau participe de façon essentielle au comportement alimentaire en déterminant les préférences et les aversions gustatives. Les sensations olfacto-gustatives sont connues pour leur capacité à moduler les états affectifs et à déclencher des émotions dont la tonalité (agréable ou désagréable) peut être liée au contexte et/ou aux évènements qu'elles évoquent. La caractérisation de ces émotions fait classiquement appel à des méthodes déclaratives (échelles hédoniques, questionnaires) qui ne reflètent pas toujours la réponse inconsciente générée au niveau des structures sous-corticales (système hypothalamo-limbique). A cela s'ajoutent la pauvreté du vocabulaire émotionnel et la difficulté à exprimer et qualifier ses émotions. Ce constat justifie le recours à d'autres méthodes d'évaluation des réponses émotionnelles, telles que la mesure de paramètres physiologiques qui ne sont pas susceptibles d'être influencés par la conscience (mimiques faciales, sécrétions hormonales et réponses neurovégétatives).
La méthode développée par notre équipe permet d'enregistrer, en continu et en temps réel, les variations de paramètres neurovégétatifs déclenchées par la perception d'odeurs ou de saveurs (potentiel et résistance cutanés, débit sanguin et température cutanés, fréquence cardiaque) et d'associer à chaque motif de réponses l'une des six émotions de base (joie, surprise, tristesse, peur, colère et dégoût). Si les odeurs ou saveurs agréables sont généralement associées à une faible activation neurovégétative et à des émotions positives (joie et surprise) et les odeurs ou saveurs désagréables à une forte activation neurovégétative et à des émotions négatives (colère, dégoût), certaines d'entre elles induisent des émotions plus variables selon les sujets, illustrant l'influence du vécu personnel sur les réponses gustatives inconscientes.

Références bibliographiques


Alaoui-Ismaïli O, Vernet-Maury E, Dittmar A, Delhomme G,  Chanel J. Odor hedonic : connection with emotional response estimated by autonomic parameters. Chem Senses, 22, 237-248, 1997
Alaoui-Ismaïli O, Robin O, Rada H, Dittmar A, Vernet-Maury E. Basic emotions evoked by odorants : comparison between autonomic responses and self-evaluation. Physiol Behav, 62, 713-720, 1997.
Collet C, Vernet-Maury E, Delhomme G, Dittmar A. Autonomic System Response patterns specificity to basic emotions. J Autonom Nerv Syst, 62, 45-57, 1997.
Ekman P, Levenson RW, Friesen WW. Autonomic nervous system activity distinguishes among emotions. Science, 221, 1208-1210, 1983.
Leterme A, Brun L, Dittmar A, Robin O. Autonomic nervous system responses to sweet taste : evidence for habituation rather than pleasure. Physiol Behav, 93, 994-999, 2008.
Robin O, Alaoui-Ismaïli O, Dittmar A, Vernet-Maury E. Emotional responses evoked by dental odors : an evaluation from autonomic parameters. J Dent Res, 77, 1638-1646, 1998.
Robin O, Alaoui-Ismaïli O, Dittmar A, Vernet-Maury E. Basic emotions evoked by eugenol odor differ according to the dental experience : a neurovegetative analysis. Chem Senses, 24, 327-335, 1999.
Robin O, Rousmans S, Dittmar A, Vernet-Maury E. Gender influence on emotional responses to primary tastes. Physiol Behav, 78, 385-393, 2003.
Rousmans S, Robin O, Dittmar A, Vernet-Maury E. Autonomic nervous system responses associated with primary tastes. Chem Senses, 25, 709-718, 2000.
Vernet-Maury E, Alaoui-Ismaïli O, Dittmar A, Delhomme G,  Chanel J. Basic emotions induced by odorants : a new approach based on autonomic pattern results. J Autonom Nerv Syst, 75, 176-183, 1999.
Vernet-Maury E, Robin O. The autonomic nervous system and olfaction. In : Handbook of Clinical Neurology, vol 74 (30) : The Autonomic Nervous System. Part I. Normal Functions, O. Appenzeller (Ed.), 1999.       
         
                 
          Dr Jean Jacques SARLIN               
          photoid                   
Docteur en Chirugie dentaire         
Ancien assistant Occlusodontologie         
Universite Méditérranée UFR d'Odontologie               
DU  Occlusodontologie,  Implantologie , Sédation consciente         
         
         
 
         
         
 
 
         
TOULON  
         
           

vendredi 18 Mars 2011: 9H00-9h45

           

Dysfonctions linguales et DAM

Les dysfonctions ou interpositions linguales qui  persistent  de l'enfance à l'âge adulte  ont pour  conséquences indiscutables  différents types de dysharmonies dento-squelettiques comme  des formes d' arcades spécifiques, des béances antérieures ou latérales ,des surplombs incisifs horizontaux prononcés  ou des  occlusions croisées uni ou bilatérales entre autre. Mais également , les  différentes dysfonctions linguales ont en commun un schéma  musculaire fonctionnel  qui implique davantage les muscles faciaux antérieurs que les muscles masticateurs . Cet équilibre musculaire particulier concerne les fonctions de déglutition , respiration , phonation et mastication et influe sur l'intégrité des Articulations Temporo-Mandibulaires , permettant ainsi d'expliquer un certain nombre de dérangements internes des ATMs. Bien que la nature fini souvent par trouver un équilibre ,  des symptômes provoqués par cette situation ( déplacement dentaires, pertes parodontales, douleurs musculaires ou articulaires  ) créent une demande de traitement  difficile à satisfaire car d'une part les incidences structurelles et fonctionnelles sont interdépendantes mais  aussi parce que ces dysfonctions ont une dimension psycho-affective . 
   

Références Bibliographiques :

1)  Langue , Déglutition, Fonctions orofaciales, croissance cranio faciale: Jean-Marie LANDOUZY , Anne SERGENT-DELATTRE, Raphael FENART, Benoit DELATTRE, Jacques CLAIRE, Marion BIECQInternational Orthodontics  2009  vol 7  pages 227-256
2) A Cineradiographic Study of Deglutitive Tongue Movement and Nasopharyngeal Closure in Patients with Anterior Open BiteTatsuya Fujiki, DDS, PhDa; Teruko Takano-Yamamoto, DDS, PhDb; Haruhiro Noguchi, DDS, PhDa; Takashi Yamashiro, DDS, PhDa;Guoqiang Guan, DDS, PhDc; Keiji Tanimoto, DDS, PhDd Angle Orthodontist  Vol 70 n° 4 2000
3) Relationship between  oral parafunctional/nutritive sucking habits and temporomandibular joint dysfunction in primary dentitionP.M. CASTELO, M.B.D GAVIAO, L.J. PEREIRA, L.R. BONJARDIMInternational journal of paediatric dentistryVol 15 issue 1  pages 29-36  january 2005
4 ) Rééducation de la Déglutition salivaireDEFFEZ et FELLUS




 
Dernière modification : 24/09/2013
 
 
 
Oubli ? | Changer ?
 
 
 
 
 

SFMRS

 
Conclusions LYON2016